Ce geste de la France n’est pas le premier du genre. Sollicité par le gouvernement guinéen, l’Hexagone avait volé au secours de notre pays après l’effondrement, en 2012, des ponts de Sanfina et de Kodjaran. ‘’On ne peut pas parler de développement sans parler d’infrastructures. On ne peut pas remplir notre mission de développement s’il n’y a pas de routes et de ponts’’, déclare Sofia Oktokoré de l’AFD.
‘’La France a accepté de donner une partie de son stock à la Guinée. Au total 10 conteneurs sont arrivés à Conakry contenant 240 tonnes de matériels qui permettront de construire rapidement 5 ponts de 30 mètres chacun en moins de deux semaines’’, a indiqué le directeur du centre français des ponts de secours.
Selon Jean Michel Pont, ces ouvrages de franchissement sont solides et peuvent rester sur place pendant de longs moments. Toutefois, a-t-il précisé, ils ont vocation d’être remplacés par des ponts définitifs. Car, a-t-il mentionné, un pont à usage définitif pourrait être plus large, plus dimensionné et plus confortable.
Au nom du gouvernement, le ministre des Travaux publics a remercié la France pour son appui sans cesse renouvelé à la Guinée. Pour Moustapha Naité, ce don s’inscrit dans le cadre du renfoncement du réseau routier.
Il a rappelé que l’effondrement du pont de Linsan a prouvé à suffisance la nécessité pour la Guinée de disposer de ponts de secours. ‘’Même si nous avons la possibilité de construire des ponts, il est important d’avoir un stock de ponts de secours qui nous permettent de réagir’’, a-t-il précisé avant d’annoncer que ces différents ponts seront entreposés à Mamou, la ville carrefour, pour être déployés sur le terrain en cas d’urgence.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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