Dans la grande cour du centre islamique, l’inquiétude et le désespoir se lisent sur le visage de plusieurs pèlerins qui ne savent plus à quel saint se vouer.
Sékou Condé, en provenance de Nzérékoré, est à Conakry depuis début juillet. ‘’Je viens de Nzérékoré, je suis là depuis le 3 juillet. On a démarré les formalités le 17 juillet, tous les dossiers ont été présentés. Jusqu’à présent, je suis là en compagnie de candidats au Hadj comme moi. On passe la nuit ici, on n’a nulle part où aller’’, indique-t-il à VisionGuinee.
Il ne cache pas son inquiétude. Il craint de ne pas effectuer son pèlerinage sur les lieux saints de l’islam si aucune disposition qui s’impose n’est pas prise par les autorités. ‘’Nous n’avons aucune information. Tout ce qu’on nous dit, c’est d’attendre. Pendant qu’on nous demande de prendre notre mal en patience, nous sommes abandonnés à nous-mêmes comme si nous n’avons rien déboursé pour nous rendre à la Mecque’’, regrette-t-il.
Inscrite au compte d’une agence de voyage, Aissatou Bella Diallo, déplore le traitement infligé aux pèlerins. ‘’On a payé de l’argent pour effectuer le pèlerinage, tous nos dossiers sont au complet et on se demande aujourd’hui ce qui se passe. Le hic, c’est qu’on a déjà dit à tout le monde qu’on part à la Mecque. Nous sommes au centre islamique jour et nuit dans une chaleur époustouflante’’, se plaint notre interlocutrice.
Des pèlerins n’écartent pas l’option de manifester si n’est fait pour leur départ dans les meilleurs délais pour la Mecque. ‘’Il n’y a pas d’eau au centre islamique. Avec tout ce monde qui se trouve sur les lieux, les toilettes sont très salles. Certains veulent protester pour se faire entendre’’, souligne-t-elle.
Rencontré par VisionGuinee, Alpha Boubacar Barry de l’agence de voyage Safa assure que son entreprise a fait le travail qui relevait de ses compétences pour que toutes les opérations du Hadj se déroulent dans de meilleures conditions. ‘’Nous sommes soumis à une autorité qui est chargée d’organiser le pèlerinage. S’il y a problème c’est au niveau du gouvernement, pas nous’’, se défend-il, indiquant que ‘’les retards sont dus à un manque de vols. Ce qui fait que des pèlerins sont bloqués à Donka et d’autres sont à l’aéroport’’.
Aissatou DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 621 82 08 53/aissatou.diallo@visionguinee.info
Mais oui c’est l’opposition qui empêche le gouvernement de gouverner non ? Où sont passés ceux qui demandaient une trêve afin que nos pèlerins puissent voyager en paix ? Où sont passés toutes ces barbes et boubous blancs qui, au nom de Dieu voulaient une organisation sereine et paisible pour nos pauvres pèlerins ? Vous avez tous disparus en attendant votre prochaine sortie pour encore damer les esprits contre toute forme de contestation, et encore au nom de Dieu.
C’est là une véritable honte nationale ! Mais qui n’a malheureusement rien d’insolite au regard de la médiocrité générale qui caractérise la gouvernance actuelle du pays.
Dire que le chef d’Etat AC avait envoyé son PM souhaiter bon voyage et demander aux candidats du premier convoi de prier pour la Guinée, lors de leur pèlerinage… Tout porte visiblement à croire qu’il ne pensait ainsi qu’à lui-même.