En 1958, en ce jour de 28 septembre, la Guinée votait NON au referendum de Charles De Gaulle et obtenait son indépendance le 2 octobre 1958, sous le signe de la célèbre phrase du premier président de la République de Guinée, Ahmed Sekou Touré : « Nous préférons la liberté dans la pauvreté à la richesse dans l’esclavage ».
Par cette déclaration, le jeune État que nous étions, se faisait admirer par d’autres jeunes nations du tiers-monde et s’attirait le respect des leaders révolutionnaires et panafricanistes. Il nous fallait cette indépendance inéluctable à tout développement économique et humain.
De 1958 à nos jours, après trois régimes présidentiels et une transition militaire ; la nouvelle génération, plus nombreuse que les témoins de cette indépendance, se pose d’innombrables questions sur ce que nous a apporté notre indépendance qu’on aime fêter avec tant faste.
60 ans après, qu’avons-nous réussi ?
Avons nous réussi à rassembler le peuple de Guinée et à faire de notre pays une nation unie ? Avons-nous cessez de nous voir au-delà des clichés ethniques et régionalistes ? Avons-nous réussi à faire de notre pays un pays émergent où les fruits du développement bénéficieraient à tous les fils du pays et devenir une destination des investisseurs ? Avons-nous réussi à nous procurer d’institutions fortes pour mieux qualifier notre démocratie ? Avons-nous réussi à améliorer le niveau infrastructurel de notre pays, nécessaire à tout développement ? Avons-nous réussi à améliorer notre système éducatif et sanitaire pour offrir aux enfants de ce pays le bien-être et le mieux-être ?
Aujourd’hui, cette nouvelle génération ne voudrait pas célébrer notre indépendance avec le slogan ou dans un contexte qui rime avec « nous préférons la liberté dans la pauvreté, mais plutôt, nous préférons la liberté dans la richesse ». D’ou une indépendance qui permettra au peuple de profiter des fruits du développent ou le revenu national serait équitablement reparti entre tous les fils du pays. Une indépendance fêtée sous le signe d’une « meilleure gouvernance au bénéfice de tous ».
Ceci dit, au-delà du coté festif, cette indépendance doit nous servir de point de réflexion sur ce que nous étions et ce que nous voulons devenir. Regarder moins derrière nous, pour regarder vers l’avenir.
Ahmed Tidiane SYLLA
INDEPENDANCE, VOUS NE TROUVEZ PAS ça ridicule ? quel est le pays africain francophone qui est INDEPENDANT ?
Les colons sont pfysiquement parti, á la place , ils ont installé des « nègres de service » plus ridicules les uns que les autres.
Venez voir ce qui se passe aux portes de la chapelle á Paris vous serz édifié. INDEPENDANCE? MORRR!