Piloté par le Centre d’excellence africain pour la prévention et le contrôle des maladies transmissibles (CEA-PCMT), le curriculum de formation et du référentiel des métiers du programme de doctorat en santé publique (PhD) a été validé au terme de cinq jours d’intenses travaux.
L’atelier a mobilisé 34 participants venant des ministères de la Santé, de l’Enseignement supérieur et de recherche scientifique, de l’Elevage, du Service des études avancées de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, de l’Ecole doctorale, de l’Institut national de santé publique ainsi que des étudiants en PhD et en master en Santé publique.
L’objectif est de mettre en route le PhD dès les prochains mois en Guinée. Un atelier qui a été rendu possible grâce à l’appui technique et financier de l’Agence Belge de Développement (Enabel) et un partenariat avec l’Institut de médecine tropicale et le groupe de la Banque mondiale.
Dr Mariama Sadjo Diallo ajoute que ‘’cet atout sera exploité non pas par des guinéens seulement, mais aussi par certains pays de la sous-région’’. Elle rassure que ‘’le CEA-PCMT va continuer à appuyer l’initiative dans la mesure du possible à travers des projets et des enseignements niveau supérieur grâce au financement des partenaires’’.
Elle se dit convaincue que ‘’la mise en place du doctorat en santé publique va permettre aux doctorants de réduire le coût de leur formation, parce que lorsque vous devez aller à l’étranger, il faut prendre en compte plusieurs facteurs. Si dans votre pays, vous avez des couts en moins, vous avez aussi un bien-être, parce que vous n’êtes pas isolé, vous êtes en famille et cela est très important pour le doctorant’’.
Le président de la commission de révision et de production du curriculum de master et du PhD au CEA-PCMT a souligné, pour sa part, que la Faculté des sciences et techniques de la santé de l’université Gamal Abdel Nasser de Conakry a initié l’ouverture d’un PhD en santé publique.
Il assure que ‘’nous sommes heureux de constater que l’ensemble des experts presents à cette rencontre ont conclu qu’il s’agit d’un excellent travail qui a été fait. L’école doctorale n’existait que sur papier. Il n’y avait pas de programmes. Nous sommes aussi heureux d’être parmi les tout premiers à mettre en place ce programme’’.
‘’Le doctorat, c’est le diplôme le plus élevé au niveau d’une institution d’enseignement supérieur. Il faut admettre qu’on est un peu en retard par rapport à la sous-région. Quand on voit des doctorats se créer au sein de notre université, on ne peut que se réjouir. Car le doctorat, c’est le fleuron des universités. Tant qu’il n’y a pas doctorat, c’est que l’université ne remplit pas encore sa mission’’, a-t-il conclu.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com