La mère et la sœur de Tibou Kamara libérées près d’une semaine après leur enlèvement

La mère et la sœur de l’ancien ministre guinéen Tibou Kamara, qui avaient été enlevées la semaine dernière par des hommes encagoulés, ont été ramenées ce lundi 9 mars à leur domicile à Dinguiraye.

Selon une source jointe par VisionGuinee, la mère de l’ancien ministre aurait été déposée sur une moto dans la cour familiale. ‘’La maman a été ramenée sur une moto à son domicile à Dinguiraye. Elles sont rentrées, mais je ne peux pas vous donner plus de détails. Elles sont quand même rentrées’’, a-t-elle déclaré.

Pour l’instant, peu d’informations filtrent sur les circonstances exactes de leur retour, ni sur les conditions de leur détention après leur enlèvement signalé la semaine dernière.

Cette affaire avait suscité une vive inquiétude au sein de la famille et de l’opinion publique, alors que les proches attendaient des nouvelles sur leur sort. Les deux femmes sont désormais auprès des leurs à Dinguiraye.

La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), dans un communiqué, avait laissé entendre que ‘’cet enlèvement est attentatoire au droit à la liberté et à la sécurité de la personne et susceptible de porter atteinte au droit à la vie des victimes’’.

Elle avait exhorté les autorités compétentes à ‘’clarifier le sort des victimes et traduire en justice les auteurs de l’enlèvement’’.

Salimatou BALDÉ, pour VisionGuinee.Info
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Comments (1)
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  • boubahnt

    Pour une fois, les autorités ont fini par céder à la pression des consciences. Les parents de Monsieur Tibou Camara, qui avaient été enlevés dans des circonstances troublantes,ont été finalement relâchés et reconduits à leur domicile par des individus à Moto.
    Cette nouvelle apporte un certain soulagement, car rien ne justifie que des familles soient prises pour cibles dans de querelles d’idées ou dans le debat public. Une mère âgée, du proche ne devrait jamais devenir une victime collatorale des tensions politiques.
    Mais au-delà de ce denouement, cette épreuve aura rappelé une réalité profonde : la force d’une plume se mesure souvent aux réactions qu’elle provoque.
    Tibou Camara appartient à cette catégorie d’hommes qui ont choisi de participer au débat national par la réflexion, l’analyse et l’écriture.Dans une société où les passions dominent la raison, les hommes de culture qui prennent le risque de penser et d’écrire occupe une place particulière.
    C’est pourquoi, en ces moments où l’épreuve vient de toucher sa famille, je tiens de plus à lui adresser mon soutien sincère et indéfectible. Les nations avancent grâce à la diversité des idées, grâce aux plumes qui interrogent, qui analysent et qui obligent chacun à réfléchir.
    Soutenir une plume libre, ce n’est pas soutenir un homme contre d’autres hommes. C’est soutenir le droit de penser, d’écrire et de participer dignement au débat public.
    Et ce droit reste l’un des fondements essentiels de toute société qui aspire à la maturité et au progrès.
    Que les autorités de ce pays sachent que les plumes libres sont une richesse et aussi une fierté pour le peuple, surtout pas une menace.
    Respect et solidarité à ce digne fils de la Guinée.