La ministre de l’économie, des finances et du budget, Mariama Ciré Sylla, a présenté la stratégie de financement du programme Simandou 2040, en insistant sur la nécessité de mobiliser des ressources durables et de garantir une gestion transparente et efficace des fonds publics.
Pour Mariama Ciré Sylla, ‘’au regard de l’ampleur et de l’ambition du programme Simandou 2040, dont le coût est estimé à plus de 330 milliards de dollars, la question de la mobilisation durable des ressources financières se trouve au cœur de la réussite de cette transformation historique. Conscient de cet enjeu, le gouvernement entend mettre en place une architecture de financement robuste, diversifiée et soutenable, reposant sur plusieurs leviers structurants’’.
Avant d’ajouter qu’au ‘’titre de la mobilisation des ressources publiques, le gouvernement prévoit d’engager des réformes ambitieuses’’, mais aussi de ‘’travailler notamment à élargir l’assiette fiscale à travers la formalisation progressive du secteur informel, à accélérer la digitalisation de l’administration fiscale et de l’administration douanière, et à améliorer significativement le recouvrement des recettes fiscales et non fiscales’’.
Pour la ministre de l’économie, des finances et du budget, ‘’une attention particulière sera accordée à la valorisation optimale des ressources stratégiques du pays. Des recettes pourraient ainsi être renforcées dans plusieurs secteurs, notamment le secteur minier, les télécommunications et les entreprises publiques, afin que la richesse nationale contribue pleinement à la prospérité de la nation guinéenne’’.
Annonçant une stratégie proactive de diversification des sources de financement du développement, elle a indiqué que ‘’cela passera par la mobilisation accrue du financement concessionnel auprès de nos partenaires techniques et financiers, mais aussi par le recours au secteur privé, dont la contribution est attendue à hauteur de 40 % du financement du programme Simandou 2040. Cela se fera à travers des partenariats publics-privés, notamment pour les infrastructures structurantes, mais aussi par l’accès progressif aux marchés financiers régionaux et internationaux, que notre notation nous permettra d’atteindre à des coûts compétitifs’’.
Elle assure que ‘’la Guinée et son gouvernement entendent développer ces partenariats stratégiques et travailler avec les partenaires techniques et financiers, tout en renforçant la mobilisation des ressources internes’’.
Insistant sur la nécessité de garantir une utilisation efficace des ressources mobilisées, elle souligne que ‘’c’est bien de mobiliser des recettes, mais il faut aussi s’assurer que les dépenses sont faites de manière efficace. Le gouvernement poursuivra avec détermination les efforts visant à améliorer la qualité, l’efficacité et la transparence de l’action publique’’.
Elle a précisé que cette démarche passera notamment par la rétrocession des ressources aux collectivités locales afin d’assurer leur développement, par le renforcement des moyens des services déconcentrés, dont la part devrait être portée à près de 20 % dans la loi de finances 2026, contre un peu moins de 6 % il y a quelque temps.
La ministre a également évoqué l’amélioration du cadre de passation des marchés publics, la digitalisation de ce processus, ainsi que la poursuite de l’apurement de la dette intérieure afin de soutenir les entreprises locales.
A l’entendre, ‘’l’objectif est clair. Il s’agit de faire en sorte que chaque franc mobilisé par l’État serve efficacement le développement de notre pays et l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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