Malgré tous les efforts des gouvernants et les organismes internationaux pour freiner les mutilations sexuelles féminines, la pratique continue de plus belle, à en croire la ministre de la Promotion Féminine, de l’enfance et des personnes vulnérables.
Aicha Nanette Conté estime que cette pratique est une source de revenus pour les pratiquantes.
‘’Quand on écoute les exiciceuses traditionnelles ou même les sages femmes qui se cachent pour pratiquer l’excision, c’est parce que derrière l’acte, il y a l’intérêt pecunier qui est là. L’acte est rémunéré. Quand on met les filles dans des camps d’initiation, toutes les familles apportent des sacs de riz, du lait et de l’argent. Ce qui fait que les femmes n’abandonnent pas la pratique au détriment de la fille’’, déplore la ministre dans les Grandes Gueules.
La ministre Aicha Nanette Conté rappelle qu’avant, ‘’on exicisait les filles à partir de 13 à 14 ans et plus. Mais aujourd’hui, il y a même des bébés d’une semaine qu’on excisent. On excise des fillettes de 3 à 5. Elles vont comprendre quoi de nos valeurs ?’’
‘’Parce qu’avant, dans les camps d’initiation, ce n’était pas seulement l’acte chirurgical qui était pratiqué. Il y a toutes sortes de cérémonies, de chansons et des valeurs qui étaient transmises à la fille parce qu’à la sortie du camp, elle se mariait tout de suite ou un an à deux ans plus tard. Ça aide la fille à tenir son foyer et à comprendre aussi comment s’occuper de son mari et des enfants. Mais aujourd’hui, si les filles sont excisées, qu’est-ce qu’elles vont apprendre, ou transmettre comme message ?’’, se demande-t-elle.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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