Mamadou Camara, le porte-parole du ministère de la sécurité, contrairement aux dires de Cellou Dalein Diallo, la police n’a pas attaqué son véhicule. ‘’Nous étions dans un dispositif de sécurisation d’un itinéraire pour la réception de l’ancien président sénégalais, Maitre Abdoulaye Wade qui avait été précédé à la veille par l’arrivée de l’ancien président français, François Hollande’’, explique le contrôleur général de police au téléphone des Grandes gueules.
Samedi matin, indique-t-il, ‘’il y a eu un impressionnant dispositif de sécurité qui a été déployé de l’aéroport de Conakry à Bambeto et autres axes. Aux environs de 9h, un cortège de l’UFDG a pris départ pour le rond-point de Bambeto sans problèmes sous les yeux des forces de l’ordre’’.
Après Bambeto, le cortège a pris la direction de Hamdallaye. ‘’Là, certains motards tentaient de sortir de la file pour ériger un cortège sur la voie sous sécurisation. Au niveau de la Tour Eiffel, il y a eu un déferlement de militants qui sont sortis sur la voie publique pour rejoindre le chef de file de l’opposition. Malgré toutes les sommations des services de sécurité, ils n’ont pas compris. Ils étaient obligés d’utiliser du gaz lacrymogène pour les disperser’’, affirme le porte-voix du département de la sécurité.
Il dit à qui veut l’entendre que ‘’le véhicule du chef de file de l’opposition n’a jamais été ciblé par la police. Ce sont les militants qui sont sortis spontanément et qui refusaient d’obtempérer qui ont été purement et simplement dispersés à coups de gaz lacrymogène’’.
Qui est donc à l’origine de l’endommagement de la Toyota Land Cruiser V8 ? La police se dédouane et estime que des ‘’véhicules qui étaient dans le cortège peuvent être à l’origine de l’accident’’.
Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info
Le régime d’Alpha Condé, est en phase d’être un régime sanguinaire, où toutes les libertés fondamentales sont dorénavant réprimées, le ministre Keira de la sécurité a minimisé le cas, voire même complètement nié l’intervention des forces de sécurité ce jour-là, et tandis que, le directeur des unités d’intervention a reconnu que la police a intervenue, pour disperser les manifestants non autorisés qui suivaient le cortège d’accueil de chef de file de l’opposition. Cela veut dire tout simplement, même à travers les images publiées par certains médias, que la police est l’auteur du dommage que subit le véhicule de commandement de CDD. Faisons beaucoup attention en Guinée avec ce régime Parti-État .