[dropcap]L[/dropcap]e bilan officiel de la marche de l’opposition fait état de deux morts et une dizaine de blessés, selon le gouvernement, une trentaine d’après les opposants qui protestaient lundi contre l’insécurité grandissante dans la capitale.
La manifestation du lundi a été étouffée par les forces de l’ordre. Lansana Kouyaté affirme que pour éviter le bain de sang, il faut que les fusils ne soient pas utilisés. ‘’On a utilisé des armes à feu, tout le monde l’a constaté. Il y a eu un mort au moins, une trentaine de blessés et ce ne sont pas des militaires qui sont blessés, ce sont des manifestants’’, a-t-il commenté, estimant dans ce cas qu’il n’y a plus de droit de manifester dans un pays qui se veut démocratique.
Mardi soir, le chef de file de l’opposition, Cellou Dalein Diallo a annoncé la suspension des manifestations jusqu’à lundi prochain le temps, dit-il, pour la population de souffler. Son collègue Lansana Kouyaté réitère la disponibilité des adversaires du président d’Alpha Condé à retourner à la table de négociation avec le pouvoir, mais avec des conditions préalables.
‘’Premièrement, qu’il [Alpha Condé] respecte la Constitution. C’est par exemple enlever les maires qui ne sont pas élus. Près de 28 des maires de Guinée aujourd’hui sont nommés par le président depuis qu’il est arrivé au pouvoir, qu’on a appelé délégation spéciale, mais qui n’en sont plus parce que ce sont des délégations qui sont là depuis quatre ans’’, a indiqué le président du Pedn à Radio France Internationale.
Comme solution de sortie de crise, Lansana Kouyaté estime qu’il n’y a pas 10 000 solutions. Il appelle le président de la République à dissoudre le gouvernement et à appliquer tous les accords qui ont été signés entre la classe politique.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
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