Lors de la première journée d’audience ce mercredi 3 septembre dans l’affaire Singleton, accusé d’homicide involontaire suite à l’accident de Toguiron qui a couté la vie à Mohamed Lamine Traoré, le frère du défunt constitué partie civile, a accepté les excuses de l’artiste Mohamed Seydou Bangoura.
L’avocat de Singleton, Maître Simakan Ousmane estime que c’est un grand pas en faveur de leur client.
Malgré la décision du juge du tribunal de première instance de Coyah de ne pas accorder une liberté provisoire à Singleton client, son conseil se dit satisfait du déroulement du procès de cette première journée d’audience
‘’Il y a eu une très bonne avancée puisque la seule journée nous a permis d’entendre notre client et la partie civile. Des questions ont été posées, certaines ont été rejetées, d’autres ont été admises. C’est un sentiment de satisfaction quoique notre demande de mise en liberté ne soit pas admise. Mais ce n’est que partie remise parce que c’est une mesure qui peut être sollicitée à tout moment, à tout instant de la procédure. Ça ne veut pas dire que c’est la fin de la procédure. On peut encore récidiver, reprendre la requête et qu’elle soit admise par le tribunal. Nous pensons que la semaine prochaine, nous aurons gain de cause et que nous rentrerons avec notre client’’, indique-t-il face à la presse.
Selon Maître Simakan, ‘’lorsque vous présentez une demande, que vous estimez que vous pouvez prospérer dans votre demande, et que le contraire se produise, il faut remonter le moral du client. C’est normal, ça fait partie aussi de la justice. C’est comme ça. On peut faire une demande qui peut être admise, tout comme on peut la rejeter’’.
À la question de savoir s’il ne craint pas que les choses se corsent pour son client lors de la comparution des témoins, l’avocat répond que ‘’nous n’avons rien à craindre. On a dit que c’est un témoin qui aurait vu les faits, mais il y a un constat établi par des autorités compétentes, habilitées par l’État. Entre un écrit et un témoignage, qu’est-ce que le tribunal va retenir ? Nous n’avons rien à craindre. Qu’ils fassent comparaître 10 000 témoins, nous n’avons rien à craindre’’.
Alors que la famille de la victime accepte le pardon de l’accusé, Maître Ousmane Simakan souligne que ‘’le désistement est différent du pardon. On peut pardonner et demander réparation. On peut pardonner et ne pas demander réparation. On peut se désister et quitter complètement la procédure. Il y avait eu une avancée. Puisque la partie civile elle-même a pardonné les faits, sans rien demander. Le frère de la victime a dit que la famille pardonne il ne demande rien. Cela déjà est un grand pas qui va en faveur de notre client’’.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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