Ismaël Dioubaté, ministre du Budget, s’est livré mercredi à un exercice d’explications pour convaincre l’opinion sur le bien-fondé de ces hausses.
‘’Si vous regardez un peu le tableau au niveau du titre 2 relatif aux traitements et salaires, ça s’explique essentiellement par la mise en application du statut particulier des inspecteurs d’État qui relèvent de la présidence de la République. Donc, ce n’est que ça en réalité, il n’y a pas autre chose’’, argumente le ministre du Budget.
‘’Vous avez aussi toute une panoplie des ministres conseillers qui sont à la présidence. Chaque fois qu’on nomme les ministres conseillers, cela a un impact sur le niveau des salaires. Mais pour le cas précis, c’est essentiellement dû à l’application du statut particulier des inspecteurs d’État’’, ajoute Ismaël Dioubaté, interrogé dans l’émission Mirador sur les antennes de la radio Fréquence infos média (FIM).
‘’Un inspecteur qui a un salaire maigre, si vous lui demandez d’être productif, il ne le sera pas (…). Ceux qui ont la qualité de contrôler les dépenses publiques, il faut qu’ils soient au minimum à l’abri de certaines tentations. Il y a aussi des ministres conseillers qui n’étaient pas prévus dans la loi des finances initiales’’, s’efforce-t-il de convaincre pour justifier la hausse de 35% du budget de la présidence de la République.
Pour l’Assemblée nationale, détaille-t-il, ‘’c’est l’application de la nouvelle Constitution. Avant le changement de Constitution, les sessions du parlement duraient six mois. Maintenant, c’est une session unique de neuf mois, d’octobre à fin juin. Il y a une session spéciale. Donc, en tout, les députés ont une session unique de dix mois. Ce sont les primes de session qui sont passées de six à neuf mois qui expliquent l’augmentation du budget’’
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com