Près de trois ans après le drame, la santé de ce garçon s’est fortement dégradée. Faute de moyens, ses parents sollicitent l’aide des nouvelles autorités et personnes de bonne volonté.
Au micro de VisionGuinee, le père de Mamadou Hady Barry revient sur les circonstances de ce malheureux évènement qui a fait basculer la vie de son fils.
‘’Ça fait plus de 2 ans depuis que mon enfant a été touché par balle. Lors d’une journée de manifestation, alors qu’il rentrait de l’école coranique avec ses jeunes frères, après la prière du crépuscule vers 19h, des agents de la CMIS qui avaient fait une descente musclée dans notre quartier lui ont tiré dessus devant notre cour au moment où il ouvrait le portail’’, raconte Ousmane Barry.
‘’Il avait reçu une balle qui lui a transpercé les hanches. Aussitôt, avec l’aide de jeunes, ont l’a pris pour le transporter à l’hôpital Donka. Il avait déjà perdu connaissance. Une fois là-bas, la situation était critique. Hadja Halimatou (épouse de Dalein) nous y a rejoints pour nous apporter son soutien. Le lendemain, nous avons trouvé une place au camp Boiro où on a fait 3 mois pour les soins’’, poursuit-il.
Démunis, les parents de Hady ont été contraints de quitter l’hôpital pour ramener leur enfant à domicile. ‘’Quelques temps après, nous nous sommes allés à la Caisse nationale de sécurité sociale pour des examens. Après une consultation, ils nous ont redirigés vers l’hôpital sino-guinéenne où on a fait un mois et 15 jours. Les frais de prise en charge étaient élevés et je n’avais pas les moyens’’.
Faute de soins adéquats, le quotidien de Hady Barry a été fortement impacté
‘’Au moment où je vous parle, il n’arrive pas à contrôler ses selles et urines. Voilà pourquoi on est obligés de lui mettre des couches Pampers. Chaque semaine, je dépense 120.000 GNF rien que pour ça. Aujourd’hui, il est rejeté par ses amis, certains se moquent de lui. Il est obligé de rester à la maison’’, regrette M. Barry.
Ce père de famille impuissant sollicite de l’aide des nouvelles autorités et personnes de bonnes volontés pour une évacuation de son enfant.
‘’Je ne travaille pas. La voiture que j’avais, je l’ai vendue pour supporter les ordonnances de mon fils, mais ça n’a pas suffi. Aujourd’hui, j’ai besoin d’aide pour sauver la vie de mon fils. Je demande aux nouvelles autorités et personnes de bonnes volontés de m’aider pour que mon enfant puisse se soigner et retrouver le chemin de l’école, comme tous les enfants son âge’’, sollicite Ousmane Barry.
‘’J’ai dépensé tout ce que j’avais pour que mon fils recouvre sa santé, mais ça ne va toujours pas. Les médecins m’ont dit de l’évacuer en Tunisie ou au Sénégal pour qu’il puisse bénéficier de meilleurs soins. Malheureusement, je n’ai pas les moyens requis. L’avenir de mon fils est en jeu. Je n’ai plus les moyens de soigner mon enfant, je demande de l’aide’’, poursuit-il.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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