En déplacement dans la région du Yaadga, le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a échangé, jeudi 16 juillet, avec les forces vives de la localité. Au cours de la rencontre, il est revenu sur les circonstances de son accession au pouvoir, rejetant toute comparaison avec l’ancien président Thomas Sankara. Le chef de l’État burkinabè a réaffirmé sa détermination à sanctionner toute personne qui manquerait à la mission qui lui est confiée.
Dès l’entame de son intervention, Ibrahim Traoré a rejeté toute comparaison entre son accession au pouvoir et celle de Thomas Sankara, estimant que les deux contextes sont fondamentalement différents.
‘’Je vais vous dire une chose, que ce soit clair dans la tête de tout un chacun. Le contexte que nous vivons, ce n’est pas le contexte de 1987. Que ce soit clair. Moi, je n’étais pas en prison et quelqu’un n’est pas venu me chercher après un coup d’État pour me mettre au pouvoir, comme ce fut le cas avec Blaise Compaoré et Thomas Sankara. C’est carrément différent’’, a-t-il tenu à clarifer.
Le président du Faso a rappelé ‘’Sankara était en prison. Blaise qui a quitté à Pô. Il est venu, il a libéré, il l’a mis au pouvoir. C’est normal qu’on parle peut-être de numéro 1, de numéro 2, je ne sais quoi. Ce n’est pas notre contexte’’.
Ibrahim assure qu’il était en première ligne et a directement pris part aux opérations de prise du pouvoir. ‘’Moi, quand j’ai quitté avec mes hommes, j’étais en tête. Il n’y avait pas un seul soldat devant moi. Je ne suis pas venu à Ouagadougou pour me cacher dans une villa et envoyer les autres agir à ma place. Quand la 14,5 a tonné, j’étais à moins de 100 mètres et j’étais la première cible’’, a-t-il soutenu.
‘’Ce n’est pas la même chose. Ce n’est pas que je suis venu à Ouagadougou, aller m’asseoir, me cacher dans une villa, et puis dire aux gars : allez-y faire, et puis le soir je me bombe la poitrine devant la RTB. Quand la 14-5 a tonné, j’étais à moins de 100 mètres et j’étais la première victime. Donc, évitez de faire l’amalgame. Il n’y a ni numéro 1, ni numéro 2, ni numéro combien. Il n’y a pas de numéro. Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau’’, a-t-il martelé.
Le capitaine Traoré a adressé une mise en garde à ceux qui, à travers leurs prises de parole, chercheraient à mettre en avant certaines personnalités de son entourage. ‘’Si par vos communications, vous croyez que quelqu’un est fort, vous allez créer des problèmes à la personne. Et vous assumerez ensemble les conséquences de vos problèmes. Que ce soit clair’’, a-t-il averti.
Le président burkinabè affirme que ses collaborateurs connaissent les exigences qui accompagnent leur mission. ‘’Tous ceux qui travaillent avec moi connaissent ma ligne de conduite. J’ai une mission. Et eux tous suivent la mission. C’est pour ça qu’on est là. Et si quelqu’un merde, je vais le mater, sans état d’âme’, a-t-il lancé.