A quelques jours des élections législatives et référendaire, les autorités bandent les muscles face au FNDC qui n’entend pas reculer d’un seul iota dans son combat pour la défense des acquis démocratiques.
‘’En cette veillée électorale, que n’entend-on pas comme menaces contre des citoyens dont le seul crime serait de s’acquitter d’un droit constitutionnellement à eux reconnu, celui de voter, comme celui de boycotter l’est aussi tout autant ?’’, se demande le ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation.
Le général Bouréma Condé de poursuivre : ‘’Ceux qui y voient une quelconque faiblesse devraient véritablement se raviser et se rendre à l’évidence que la violence est loin d’être un raccourci pour accéder au pouvoir en ce 21ème siècle’’.
Le patron de l’Administration du territoire et de la décentralisation affirme qu’après 3 mois de manifestations, ‘’après avoir expédié tous les membres du gouvernement à la CPI, qu’on en vienne aujourd’hui à demander, entre autres trouvailles machiavéliques aux forces de défense et de sécurité, de se joindre aux manifestants est finalement un aveuglement politique et un dédain manifeste de la haute valeur et des grandes vertus de ces braves, courageuses et loyales forces républicaines’’.
‘’Boycotter une élection, la Guinée en a connu assez par le passé, empêcher la tenue d’une élection que l’on a boycottée, la Guinée n’en a encore jamais enregistrée et n’en enregistrera jamais. Cette démarche s’inscrivant contre la volonté du peuple’’, indique-t-il.
Le général Condé prévient que le gouvernement ‘’met fermement en garde tous ceux qui, non satisfaits d’avoir incendié des marchés, des infrastructures administratives et des matériels électoraux par endroits dans le pays, annoncent, par des propos à la limite de la décence et du tolérable, le pire pour la Guinée et les guinéens’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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