‘’Nous sommes très déçus du ministère public dans la mesure où pour cette infraction, même si elle est établie, le prévenu n’encourt qu’une peine pécuniaire et non privative de liberté’’ a confié à la presse Maître Alseny Aissata Diallo, l’un des avocats de la défense du journaliste.
Il laisse entendre que ‘’nous avons été surpris que dans son réquisitoire, il parle d’un renvoi de trois semaines et demandé à notre client de retourner encore en prison. M. Amadou Diouldé Diallo ne devait d’ailleurs pas être placé sous mandat de dépôt, parce qu’il ne peut encourir qu’une peine pécuniaire’’.
L’homme en robe noire fait remarquer qu’à l’issue des débats, ‘’aucun fait n’a été établi à l’encontre de notre client. Le procureur n’a pu administrer aucune preuve imputable à notre client. Malgré tout, il a demandé à ce que le tribunal entre en condamnation du paiement d’une amende de 5 millions GNF, c’est extrêmement grave’’.
La défense déclare avoir, à travers ses arguments, amené le tribunal à comprendre ‘’la nécessité de libérer non seulement le journaliste Amadou Diouldé Diallo, mais aussi de le mettre à notre disposition s’il compte renvoyer le procès’’.
‘’Le procureur, dans son élan de répression excessive, s’est opposé à cette demande’’, déplore Maitre Diallo.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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