Depuis quelques semaines, des anonymes multiplient les menaces de mort contre le journaliste Mohamed Mara à travers des appels téléphoniques et SMS. Ces individus promettent d’attenter à la vie du chroniqueur des Grandes gueules s’il ne mettait pas fin à ses critiques contre le régime en place.
‘’Tu dois savoir que tu n’es pas le seul journaliste de ce pays. Ou tu la fermes ou on te la ferme. Nous savons toutes tes démarches. Arrête ça tout de suite. Dernier avertissement’’, lui intime l’un des auteurs des menaces dans un message consulté par VisionGuinee.
‘’Espèce de vendu, tu la fermes ou ta femme sera veuve. Tu crois que tu nous échapperas cette fois-ci. Si tu tiens à ta vie et à celle de ta famille, tu sais ce que tu dois faire. Tes jours sont comptés’’, prévient un autre.
La recrudescence de ces menaces de mort à l’endroit de notre confrère et sa famille l’inquiète. Mohamed Mara, qui assure qu’il ne se reproche de rien, se demande à quel saint se vouer.
En Guinée, les menaces et agressions contre les journalistes dans le cadre de l’exercice de leur métier deviennent de plus en plus fréquentes.
Pathé Bah, pour VisionGuinee.Info
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Ces menaces émanent de toute évidence d’individus de mauvause augure qui sont à la solde du pouvoir RPGiste. Ce sont là des actes d’intimidation politique que les loubards du PDG-RDA de SST utilisaient déjà à Conakry de 1955 à 1956.
Ceux qui essaient d’empêcher à tout prix les fermetures des magasins de commerce dans les grands centres urbains en solidarité avec la dynamique du FNDC, ont recours aux mêmes méthodes de harcellement par téléphone et sur les sites d’infomation en ligne.
Ce que l’on pourrait conseiller à M. Mohamed Mara, c’est surtout de tenir bon, en faisant preuve de toute la prudence qui s’impose en de pareilles circonstances. Car s’il n’était pas un bon chroniqueur, il ne gênerait pas les tenants de ce misérable système d’une autre époque.