Le ministre Aboubacar Camara aux commerçants : “Quand on trouve que devant votre boutique est sale, elle sera fermée avec une amende”

Le ministre de l’assainissement, de l’hydraulique et des hydrocarbures continue la lutte contre les ordures dans la capitale guinéenne. Depuis Kaloum, où il a mené des activités, Aboubacar Camara a mis en garde les responsables des collectivités locales.

“L’objectif est de responsabiliser l’ensemble des acteurs, notamment les chefs de secteurs, les chefs de quartiers. Tous les quartiers de Kaloum vont être nettoyés tout en responsabilisant les chefs de quartiers, en leur disant : ‘Écoutez, on a nettoyé. Désormais, si on vient trouver que c’est sale, soit vous prenez votre responsabilité ou on va trouver quelqu’un d’autre qui fera le travail’. Le laxisme a trop duré. À un moment donné, il faut que nous prenions conscience”, affirme le ministre de l’assainissement, de l’dydraulique et des hydrocarbures.

Aujourd’hui, assure Aboubacar Camara, “la lutte contre l’insalubrité est confiée aux collectivités, notamment aux chefs de secteur, aux chefs de quartiers et aux maires. Les maires font ce qu’ils peuvent, mais derrière, si les chefs de secteur, les chefs de quartier ne suivent pas, on ne pourra pas s’en sortir. Et à défaut, s’ils ne font pas le travail, on n’aura d’autre choix que de chercher des gens qui vont faire le travail à leur place. La capitale ne peut pas rester dans cet état”.

Désormais, annonce-t-il, “la stratégie, c’est quoi ? On nettoie, on responsabilise. Même au niveau des boutiquiers, quand on vient le matin, on trouve que devant votre boutique est sale, toute la journée, elle sera fermée avec une amende. Parce que si vous venez pour vendre, c’est pour gagner votre vie. Mais vous ne pouvez pas, en gagnant votre vie, créer des problèmes aux citoyens qui sont dans la cité”.

Tout en assurant que la lutte contre l’insalubrité est un aspect psychologique, M. Camara souligne que “l’État est là pour accompagner, mais la lutte contre l’insalubrité, d’abord, est une activité citoyenne. C’est une conscience citoyenne. La saleté est produite chez nous. On ne peut pas prendre ces ordures et les déposer dans la rue”.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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