Le ministre Aboubacar Camara révèle : ‘’On a constaté qu’il y a des gens qui ont décidé qu’ils ne vont pas payer l’électricité’’

Lors d’un déjeuner de presse organisé par Electricité de Guinée (EDG), le jeudi 17 octobre, le ministre de l’énergie, de l’hydraulique et des hydrocarbures a expliqué l’importance pour tous les guinéens à s’acquitter de leurs devoirs. Aboubacar Camara réitère l’engagement de son département à œuvrer pour que les problèmes d’accès à l’énergie soient progressivement un vieux souvenir.

Aboubacar Camara a laissé entendre qu’il ‘’y a des moments ici, on a commencé à poser des compteurs prépayés à Kaloum. Quand des femmes sont sorties dans la rue, on a arrêté. Depuis longtemps on essaye de monnayer les devoirs des gens à travers le consensus’’.

Il rappelle que ‘’l’électricité a un coût, tu vas acheter un truc à 10.000 GNF et tu viens le revendre à 850 GNF. Comment peux-tu investir ?’’

Avant de souligner que ‘’les lignes de transport qu’on a aujourd’hui, ce sont des projets intégrés sous-régionaux. C’est le cas de ligne de l’OMVS qui fait que nous avons Linsan pour la distribution. Aujourd’hui, on est en train d’ouvrir le secteur de l’électricité à beaucoup plus de privés. L’Etat ne peut pas tout faire. On trouve des particuliers, des opérateurs, des entreprises qui vont construire des lignes et ils se font rembourser à travers le transport d’énergie (…)’’.

Le ministre de l’énergie salue ‘’les efforts du personnel d’EDG (…). C’est à peu près une situation héritée, un héritage difficile, mais sauf que l’héritage de mon père, je ne peux pas le rejeter sur quelqu’un. C’est notre faute à tous’’.

‘’Il faut ouvrir le secteur au secteur privé. Il faut aller sur des contrats BOT, IPCF et cela est possible aujourd’hui avec le programme Simandou 2040. Si avant, chaque ministre venait avec son programme et sa vision, avec Simandou, il y a un programme qui est bâti. Désormais, quand tu viens à la tête d’un département, tu n’inventes rien’’, ajoute-t-il.

Le ministre Camara rassure que des réformes ont été initiées par son département. Il appelle à la bonne collaboration des uns et des autres avec EDG. ‘’Accompagner EDG, c’est accompagner une entreprise. Si malheureusement, elle a des problèmes, nous en payerons tous le prix’’.

‘’S’il n’y a pas de courant, le peu que nous avons, comment l’entretenir ? Comment faire en sorte que les gens comprennent que l’Etat essaye, mais qu’il est arrivé à un niveau où il y a d’autres priorités. 400 millions de dollars investis chaque année dans l’électricité parce qu’on ne veut pas régulariser le secteur. On a constaté qu’il y a des gens qui ont décidé qu’ils ne vont pas payer l’électricité. Il y a une fraude organisée et d’autres encaissent l’argent. Personne n’est plus béni que l’autre. Dieu aime tout le monde, c’est notre pays à tous’’, conclut-il.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

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Comments (1)
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  • Siriki

    La République de Guinée doit prendre à bras le corps, les problèmes d’électricité, en appliquant les mesures draconiennes suivantes :
    1) voter une loi très répressive contre les voleurs d’électricité ; c’est-à-dire des mois de prison + forte amende, pour le voleur d’électricité ; mais aussi pour l’électricien qui a fait l’installation électrique frauduleuse ;
    2) l’Etat Guinéen doit acheter des centaines de milliers de compteurs électriques pré-payés en Chine, pour les installer partout en Guinée et surtout retirer tous les anciens compteurs électriques post-payés ;
    3) EDG doit refuser d’acheter l’électricité à des prix exorbitants avec des sociétés privées non africaines, telles que les bateaux Karpowership de Turquie…, pour la revendre à perte au peuple Guinéen ; cette subvention de l’Etat Guinéen n’est pas tenable et entraînera à la longue, la fermeture de EDG ;
    4) EDG doit privilégier l’importation d’électricité auprès des pays voisins (Côte d’ivoire, Sénégal…) ; car, non seulement cette électricité est moins chère à importer ; mais, en plus cela améliore le commerce dans notre sous-région, au lieu de gaspiller des devises hors d’Afrique et enrichir les occidentaux ;
    5) l’UEMOA + les pays membres du Fleuve Mano + le Ghana devraient créer l’Union des Producteurs d’Energie, UPE-UEMOA (électricité et hydrocarbures), pour non seulement planifier ensemble leurs besoins quinquennaux ; mais, aussi, pour trouver ensemble comment financer les grands projets de production d’énergie afin de faire face à l’ensemble de leurs besoins !! Pas d’industrialisation et pas de développement socio-économique, sans énergie !!
    À bon entendeur, salut !!
    Merci.