Le ministre Bachir Diallo à ses détracteurs : ‘’Je ne suis pas venu pour me faire plaire’’

Le ministre Bachir Diallo à ses détracteurs: ‘’On est dans le cadre d’une transition. On est à la énième transition. Est-ce qu’on veut une autre transition ? Est-ce qu’on veut une transition transformatrice ou que quelqu’un fasse le sale boulot et remette le pays à la disposition d’un autre ? Moi, je ne travaille pas comme ça, je ne suis pas venu à la police pour séduire ou me faire plaire. Je suis là parce je veux transformer la police’’.

Ces propos sont du ministre de la sécurité et de la protection civile qui revient sur son différend avec le directeur des services de renseignements.

‘’Le renseignement est une composante essentielle pour un pays et en particulier le ministère de la sécurité et de la protection civile. Ce sont les renseignements qui permettent à un Etat d’avoir une longueur d’avance afin de pouvoir anticiper. Sans les services de renseignements, vous êtes faibles. Pour moi, c’est l’une des directions les plus importantes’’, enseigne Bachir Diallo.

Et de poursuivre : ‘’Vous avez vu le bordel qui est à Gaoual. Je lui ai confié une mission d’aller me dire les gens qui y sont pour comprendre ce qui ne va pas. J’ai donné des orientations à suivre’’.

Ensuite, raconte-t-il, ‘’je lui ai dit d’aller à  Mandiana, le long des frontières avec le Mali. Aujourd’hui, la menace terroriste n’est pas potentielle, mais elle est réelle.  Je lui ai dit d’aller et de me faire le point de la situation. Il est revenu pour me dire que ce n’est pas la peine, qu’il a reçu des instructions du chargé des renseignements américains d’aller faire à peu près la même mission. Les américains, c’est leurs intérêts. Wagner est au Mali.

Après, renchérit-il, ‘’je lui ai demandé : ‘Ecoutez Monsieur, vous êtes sous les ordres de quelqu’un d’autre ou celui du ministre et de l’Etat guinéen ?. L’information, ça  se partage. Tu peux leur faire venir pour que je sache dans quelles conditions on travaille, est-ce qu’il y a une convention entre nos deux pays. S’il n’y en a pas, on va en faire une. Il l’a fait venir et ça n’a pas plu aux Etats-Unis’’.

‘’J’ai dit au monsieur : ‘Vous ne devez pas faire ça’. Il m’a répondu qu’il est diplomate, qu’il a une immunité. Je lui ai demandé s’il a une immunité diplomatique pour manquer de respect à un membre du gouvernement (…). L’affaire a été réglée. Aujourd’hui, nous sommes dans de bons termes’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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