Le ministre Cellou Baldé assure que ‘’les régimes précédents n’avaient pas préparé le terrain pour que nous ayons la CAN 2025’’

Le ministre des sports est revenu sur les circonstances ayant conduit la Guinée à perdre l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2025. En marge d’une visite ce week-end des installations du port de Morebaya, dans la préfecture de Forécariah, avec une délégation d’experts de la Confédération africaine de football (CAF), Cellou Baldé a pointé du doigt les régimes précédents.

La délégation de la CAF, en mission d’évaluation des infrastructures guinéennes, entend évaluer les capacités du pays à accueillir une prochaine édition de la Coupe d’Afrique des Nations.

‘’L’objectif est simple. Nous avons une mission de la CAF parce que la Guinée est candidate, candidate à l’organisation de l’une des éditions 2032 ou 2036 de la Coupe d’Afrique des Nations. De 1950 jusqu’à maintenant, nous avons été très souvent champions d’Afrique à un moment donné avec le Hafia 77, mais jusqu’à date, nous n’avons pas pu organiser cette Coupe d’Afrique des Nations’’, a déclaré Cellou Baldé.

Le ministre des sports estime que l’organisation de cette compétition constitue une ambition majeure du président Mamadi Doumbouya. Il impute toutefois aux anciennes autorités la responsabilité du retard accusé par la Guinée dans la préparation de la CAN 2025.

‘’Cela fait partie des ambitions nobles et légitimes de notre champion, le président de la République, Son Excellence Monsieur Mamadi Doumbouya, qui s’était battu pour la CAN 2025. Malheureusement, les régimes précédents n’avaient pas préparé le terrain pour que nous ayons cette CAN-là. Et depuis 2022, il a mis les bouchées-doubles, il a donné toutes les instructions pour que des infrastructures dignes de nom, adaptées à l’organisation des compétitions internationales, soient réalisées et que nous puissions organiser une Coupe d’Afrique des Nations pour la jeunesse de notre pays, pour la respectabilité de notre pays, pour le rayonnement de la Guinée’’, a-t-il affirmé.

À l’entendre, la nouvelle candidature de la Guinée repose sur une volonté de mettre en évidence les progrès réalisés dans plusieurs secteurs, au-delà des seules installations sportives.

‘’Aujourd’hui, le pays étant en pleine refondation, en pleine émergence. La Guinée a jugé utile de candidater, et pour cela, cette mission est venue évaluer le niveau de nos infrastructures, que ça soit celles sportives, mais également les infrastructures sanitaires, les infrastructures hôtelières, les infrastructures de transport’’, a-t-il expliqué.

Après une étape à Coyah, la délégation de la CAF s’est rendue au port de Morebaya, l’une des infrastructures stratégiques du mégaprojet Simandou. Une occasion, selon le ministre, de présenter aux experts les potentialités économiques et infrastructurelles de la Guinée ainsi que sa capacité à concrétiser ses ambitions.

‘’Après Coyah, nous avons jugé utile de venir ici pour leur montrer qu’au-delà de ce que nous avons déjà sous la main en termes d’infrastructures réalisées, la Guinée est en pleine expansion, c’est un pays émergent. Et donc avec le projet Simandou 2040, avec tout ce qui se passe aujourd’hui à Morebaya, c’est pour leur montrer le potentiel que nous avons, notre capacité d’aller à la réalisation de nos ambitions’’, a souligné le patron du département des sports.

Il a rappelé que les exigences de la CAF en matière d’infrastructures sportives nécessitent des investissements importants pour permettre à la Guinée de se conformer aux critères d’organisation de la CAN.

‘’Maintenant, les cahiers de charge de la CAF, il faut disposer au moins de deux à trois stades de 30 000 places, disposer au moins de deux à trois stades de 40 000 places, disposer d’au moins un stade de 60 000 places. Et aujourd’hui, notre ambition, c’est de réaliser le stade de Coyah de 60 000 places. Et cela demande beaucoup d’argent’’, a-t-il précisé.

Malgré les défis financiers et infrastructurels, il affiche son optimisme quant à la capacité du pays à satisfaire les exigences de l’instance africaine dans les prochaines années.

‘’Nous avons voulu mettre en évidence notre potentiel, montrer à ceux qui sont venus qu’au-delà des infrastructures déjà réalisées, si nous nous projetons pour 4 ans, nous avons les moyens de réaliser ces ambitions. Et je pense qu’ils sont totalement impressionnés. Nous-mêmes, nous sommes impressionnés parce qu’au-delà de ce qu’on avait vu de façon superficielle en venant ici avec le chef de l’État, nous avons eu le privilège de visiter les installations aussi bien au niveau des chemins de fer, au niveau de tous les compartiments du citoyen’’, a-t-il laissé entendre.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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