Le ministre de la santé et de l’hygiène publique assure que depuis le 5 septembre 2021, plus de 90 structures sanitaires ont été construites en Guinée. Oumar Diouhé Bah déplore toutefois le manque de réalisation de plusieurs projets.
‘’Nous avions 56 infrastructures en cours de réalisation. Et depuis le 5 septembre 2021, sur les 56, nous avons pu achever 29, soit un taux de 52 %, et 18 sont en cours de réalisation, soit 32 %. En tout, cela représente 84 % si l’on considère les infrastructures achevées et celles qui devraient l’être sous peu. Par contre, neuf sont en souffrance, soit 16 %. Parmi ces neuf, certains entrepreneurs ne sont même plus retrouvés, mais nous menons actuellement des recherches car nous sommes dans une procédure de résiliation de contrat avec certaines entreprises. Ainsi, depuis le 5 septembre, en termes de construction et d’extension, il y a 96 infrastructures sanitaires’’, indique le ministre de la santé et de l’hygiène publique.
Concernant les quatre centres hospitaliers à vocation universitaire qui tiennent particulièrement à cœur au chef de l’État, Oumar Diouhé Bah annonce qu’à Kindia et Labé, ‘’les travaux sont à plus de 35 %. Pour Kankan et Nzérékoré, les travaux ont récemment été lancés et l’entrepreneur a promis de respecter les engagements contractuels. Ainsi, la construction de neuf centres d’hémodialyse dans les différentes régions du pays est en cours. Les huit régions du pays disposent déjà de leur unité d’hémodialyse. Une unité est installée à l’hôpital de l’Amitié sino-guinéenne, tandis que les autres, situées à l’intérieur du pays, comptent déjà cinq unités achevées et les autres sont à plus de 70 %. Ces unités seront mises en service courant 2026’’.
Il souligne également, dans l’émission L’heure du bilan, ‘’la construction des centrales de production d’oxygène. Nous avons aujourd’hui, dans les huit régions, des centrales de production d’oxygène médical. Personne ne sait combien de guinéens sont morts parce qu’il n’y avait pas d’oxygène médical. Combien d’enfants prématurés ? Combien de femmes enceintes ? Combien de malades sur la table d’opération ? Combien dans les urgences ? Combien de blessés à la suite d’accidents de la voie publique ? Aujourd’hui, nous avons ces huit centrales de production dans toutes les régions du pays. Il est important de souligner que cet oxygène est gratuit. Et l’oxygène, c’est ce qui fait la différence entre la vie et la mort.’’
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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