[dropcap]L[/dropcap]e ministre des droits de l’homme s’est dit préoccupé par la récurrence de la violence en Guinée et l’incapacité [des acteurs politiques] à se retrouver autour de la table pour aborder des questions qui divisent. Dans un entretien accordé à RFI, Khalifa Gassama Diaby a exprimé tout son mal sur la montée de la violence qui, selon lui est l’expression d’un véritable manque de culture démocratique.
Dans certaines villes, indique M. Diaby, on l’a fait ; il y a eu des manifestations dans d’autres villes. ‘’C’est que, en tant que ministre des Droits de l’Homme, je regrette profondément c’est qu’il n’y ait pas au départ, de la part des différents acteurs, une disponibilité à ne pas s’installer dans une logique de défiance. Les uns disant je n’ai pas peur, je vais le faire et cela montre une forme d’irresponsabilité vis-à-vis de nos concitoyens’’, a-t-il évoqué au micro de la radio mondiale.
Pour changer le comportement des manifestants et des forces de l’ordre, le ministre des l’homme et des libertés publiques affirme qu’il faut en amont travailler profondément sur les questions d’éducation, de sensibilisation, de formation. Et en aval, lorsqu’il y a violation, le meilleur signe à envoyer c’est la sanction, lutter contre l’impunité.
‘’Il faut sanctionner les jeunes civils qui s’en prennent aux forces de l’ordre. Sanctionner aussi lorsqu’il y a, au niveau des forces de l’ordre, des usages disproportionnés de la force en direction des civils ou des manifestants’’, suggère Khalifa Gassama Diaby.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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