Alors que la Guinée entre dans la phase de campagne pour le référendum constitutionnel du 21 septembre prochain, les autorités guinéennes ne tarissent pas d’arguments pour soutenir le projet de nouvelle Constitution.
‘’Quand on dit qu’il y a une évolution entre l’avant-projet et le projet final, c’est tout à fait normal. Quand on fait un avant-projet, souvent ce sont des commissions particulières qui travaillent sur ça. Mais quand on dit que c’est le projet, c’est l’émanation de l’ensemble de toutes les commissions qui vont se prononcer. Et ce sont des parlementaires. S’ils décident d’aller dans ce sens avec des échanges, des idées en validant cet avant-projet, c’est que c’est celui-ci qui requiert l’adhésion de ceux qui les représentent’’, indique le porte-parole du gouvernement.
Mais, poursuit Ousmane Gaoual Diallo, ‘’ce que nous voulons, c’est donner aux guinéens une Constitution qui nous rassemble et qui nous ressemble, et qui n’est pas exempte d’évolution. Demain, nous souhaitons ne pas changer la Constitution, mais faire évoluer des aspects de celle-ci par des amendements’’.
‘’Si demain, on décide de réintroduire les débats télévisés, il suffira d’un amendement par les cadres prévus par les lois de la République. Et il y aura un amendement qui va réinstaurer ça. Si on décide de revenir sur cette question de double nationalité, c’est un problème. Nous sommes très nombreux à avoir une double nationalité, est-ce que ça a gâché quelque chose ? Il faut aussi qu’on évite d’imiter. Est-ce qu’on va donner des lois qui nous excluent ? Aujourd’hui, nos frères qui sont allés étudier, qui se sont mariés là-bas et qui ont eu des enfants avec une double nationalité, pourquoi les exclure ?’’, s’interroge-t-il.
A entendre le ministre Diallo, ‘’il faut qu’on fasse des lois qui nous rassemblent et nous ressemblent, et qui tiennent compte de ce que nous sommes. Nous sommes nombreux parmi les binationaux. Moi, ma mère est malienne et je suis né guinéo-malien. Je suis né en Guinée avec ces deux nationalités. Alors qu’on est en train de dire que le Mali et la Guinée sont deux poumons dans un même corps, je n’aimerais pas que quelqu’un me dise que, comme j’ai une double nationalité, je ne peux pas être maire en Guinée. On n’est pas comme ça’’.
Donc, ajoute-t-il, ‘’il faut qu’on accepte des lois qui nous ressemblent. Cette Constitution est faite aussi pour éviter de copier-coller ce qui se passe ailleurs’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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