Le nouveau président de la Cour suprême promet ‘’l’impartialité et le respect des justiciables’’

[dropcap]L[/dropcap]e nouveau président de la Cour suprême qui a pris fonction vendredi a promis de marcher sur les pas de son prédécesseur tout en s’engager à apporter une touche nouvelle pour le bon fonctionnement de son institution. Fodé Bangoura a appelé ses collaborateurs à plus d’ardeur dans le travail au bénéfice des justiciables.  

Dans son discours prononcé lors de sa prise de fonction, le nouveau président de la Cour suprême a indiqué que ‘’notre société a une ambition pour la justice, une ambition pour ses juges’’.

Il affirme que ‘’la contrepartie de cette ambition est une exigence sociale renforcée vis-à-vis des juges dans leur formation, leur pratique, leur éthique, leur régime de responsabilité’’ avant de souligner que ‘’seule la réponse à ces exigences peut fonder la légitimité et la place renforcée du juge dans la société’’.

‘’L’impartialité, la compétence, l’humilité, le respect des justiciables devront imprégner notre pratique professionnelle quotidienne à tous. Car faute de respect de ces exigences, nos décisions et le pouvoir qui leur est inhérents apparaitraient vite inacceptables. J’entends conduire mon mandat autour de cette vision’’, s’engage-t-il devant le Premier ministre et du ministre de la justice.

Le magistrat Bangoura fait remarquer que la ‘’Cour suprême, plus que jamais juridiction de cassation, de jugement en premier et dernier ressort en matière administrative, rend des arrêts attentivement scrutés par les professionnels de droits, les parties au procès et l’ensemble de nos concitoyens. Ces arrêts doivent être rendus non seulement dans les meilleurs délais mais également en quantité et en qualité’’.

Il note que ‘’le nombre actuel des conseillers est inférieur à la moitié de l’effectif nécessaire au bon fonctionnement des huit chambres de la Cour. Cette situation risque d’être une cause de tardiveté de règlement des affaires soumises à la Cour. L’insuffisance de nombre de locaux abritant les bureaux constitue aussi une cause de tardiveté’’.

‘’Une juridiction ne fonctionne que parce qu’effectivement, elle rend des décisions. J’entends faire fonctionner notre Cour à l’exemple de mon illustre prédécesseur’’, conclu-t-il.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info                                           

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