Depuis qu’il a été porté à la tête de la coordination des fulbhès et haali pular, le domicile d’Elhadj Alseny Dalaba Barry ne désemplit pas. L’homme d’affaires a appelé les ressortissants du Fouta à se donner la main pour y investir davantage.
‘’Nous devons prêter attention au Fouta. Les villas que nous y avons bâties, sont dans la plupart des cas occupées par des araignées, des souris ainsi que des chauves-souris, parce qu’il n’y a personne là-bas. Nous devons investir au Fouta’’, indique-t-il à des hôtes de marques qu’il recevait le weekend dernier à son domicile.
Avant de poursuivre : ‘’Beaucoup parmi nous ont eu des parents bergers qui avaient plus 100 bœufs. Quand on traie les vaches, chacune ne donnait qu’un seul litre de lait. Avec le développement, on peut bâtir un hangar et élever 20 vaches. Chacune peut produire jusqu’à 25 litres de lait. On peut également investir dans l’élevage des poules et bien gagner notre vie au Fouta. En y construire des chambres froides, les productions agricoles pourront être conserver et nous éviter des pertes’’.
Il fait remarquer que ‘’nous avons bâti assez de mosquées au Fouta. On trouve des mosquées pratiquement à chaque 3 Km. Mais à l’heure du crépuscule, pas plus de 10 fidèles y prient. Nous avons construit des villas. Maintenant, il faut construire des écoles, des hôpitaux. Si nos enfants ne sont pas instruits, on ne peut rien faire au Fouta Djallon’’.
Le président de la coordination des fulbhès et haali pular assure que ‘’plusieurs jeunes meurent dans la Méditerranée. Sur 100 morts, quand on fait le décompte macabre, on se rend compte que les 80 viennent du Fouta. Ils ont quitté le pays parce qu’ils n’ont pas d’emploi. Il faut donc investir au Fouta, mais cela ne veut pas dire que nous devons être contre les autres régions du pays. Vu que nous avons suffisamment de mosquées au Fouta, il faut privilégier désormais la construction d’écoles et d’hôpitaux. C’est ce qui va nous permettre d’aller de l’avant’’.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 628 52 64 04/aboulbela224@gmail.com
Je suis parfaitement d’accord avec vous monsieur le président longue vie à vous j’aimerais les opérateurs économie d’entendre bien ce que vous avez dénoncé vraiment ça pour vous
Bien dit elhadj, chacun peut un peu, n’attendons pas tout du gouvernement. Avec ce pouvoir économique dont nous possédons chacun dans sa localité peut faire un projet d’intérêt public. Bonne chance à tous, tout en espérant que ce message est tombé dans de bonnes oreilles. Vive la solidarité, vive la guinée
Les intentions du nouveau Coordinateur pour le Fouta et ses ressortissants sont certes louables. Mais il y a de plus en plus de Foulbhè et/ou Haali Pular dont même les parents ne sont pas nés au Fouta. L’erreur fatidique, à ne pas perpétuer, serait de continuer à ne pas tendre la main a ceux-ci, également. Car c’est précisément d’une communauté déjà démographiquement, majoritaire, qui soit enfin unie et solidaire partout où elle est représentée, dont la Guinée a le plus besoin pour sortir de sa léthargie sociopolitique notamment. Bref, nous devons cesser de nous comporter collectivement en « sous-citoyens » d’un État dont l’essentiel des charges de fonctionnement nous incombe très paradoxalement, pourtant. Bonne chance donc à El hadj Alsény Barry et à son équipe !
sur tout la route à fouta on à pas de voir bitume s’il vous plaît travail beaucoup sur ça aussi
Bravo! Monsieur le Président c’est appel très louable et nous l’encourageons dans cette initiative du retour au terroir. Selon moi, pour développer le Fuuta, il faut créer des pôles de développement avec des petits projets adaptés à la réalité de ces contraits et réalisables en court terme et moyen terme. Pour se faire, il faut que la coordination des Fulɓe y met la main, en participant dans toutes les phases du début à la fin. Organise des forum et d’autres rencontres dans les terroirs des Fulɓe, au lieu de les organiser dans des grandes villes comme cela est l’habitude, cela est dans le but de faire connaitre le Fuuta Jalon et Fuuta Tooro et tous les autres contraits des Fulɓe en Afrique. Dans cette lancée, la coordination des Fulɓe doit chercher des partenaires économiques et des investisseurs privés pour financer les projets (école professionnelle, universités, usines de transformation des produits locaux, usines de fabrication et de construction mécanique et électroménager, etc…) dans les régions Fulɓe. La coordination doit surtout appuyer l’enseignement de la langue Pulaar/Fulfulde et l’unification de la langue pour trouver un parler STANDARD Pulaar/Fulfulde qui doit être enseigné dans nos écoles, au lieu que chacun enseigne son parler fulfulde dans son coin. Et en fin, créer des grands marchés locaux dans les espaces des Fulɓe, pour attirer les autres communautés vers nous.
Merci! Président et bon courage.
Vivement cet objectif. Il faudrait que les jeunes alors montent des projets et que les opérateurs créent des institutions financières à l’image du peuple d’Israël.
Vivement cet objectif. Il faudrait que les jeunes alors montent des projets et que les opérateuurs créent des institutions financières à l’image du peuple d’Israël.