Le procureur Aly Touré assure que sur ‘’299 personnes poursuivies par la CRIEF, il n’y a que 11 en prison’’

Près d’une année après sa création, la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) continue de poser des actes allant dans le sens de la moralisation de la gestion des biens publics. A cette date, selon le procureur spécial Aly Touré, près de 300 personnes sont poursuivies devant sa juridiction.

En conférence de presse, le procureur de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) est revenu mercredi sur la manière dont fonctionne sa juridiction.

‘’A date, nous avons enregistré au sein du parquet spécial de la CRIEF 101 procédures. Dans ce lot, 78 dossiers ont été transmis à la chambre de l’instruction, 14 ont été orientés en citation direct, un dossier reçu en opposition et un autre a été orienté en flagrant délit’’, explique Aly Touré.

Et de poursuivre : ‘’Depuis qu’on a commencé à recevoir les procès-verbaux, 7 procédures ont été classées sans suite. Dans ces procédures, nous n’avons pas trouvé d’infractions à la loi pénale qui rentre dans la compétence de la CRIEF et qui méritent des poursuites à notre niveau’’.

Le procureur spécial près la CRIEF assure que toutes les personnes poursuivies par sa juridiction ne sont pas en prison.

‘’Parmi les 299 personnes poursuivies, il n’y a que 11 en prison. Donc, on ne peut pas dire qu’à la CRIEF, la détention est systématique. Non ! On n’est pas dans la logique des détentions systématiques. Il n’y a même pas 10% de détention de ceux qui sont poursuivis par la cour’’, lance-t-il à l’endroit des détracteurs de la juridiction chargée de juger les infractions économiques et financières en Guinée.

Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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