L’ancien parti au pouvoir assure que le 3ᵉ mandat d’Alpha Condé n’était qu’un alibi pour justifier le coup d’État du 5 septembre. Tout en rappelant que plusieurs leaders politiques avaient applaudi l’intervention militaire, le RPG Arc-en-ciel estime qu’avant ce putsch militaire, la Guinée n’enregistrait pas de disparus.
Selon l’ancien ministre Marc Yombouno, sous son règne, Alpha Condé n’a violé aucune loi guinéenne. Extraits…
‘’Le soi-disant troisième mandat ne tient pas. Moi, je l’ai toujours dit, avant même le coup d’État, que s’il y a un juriste qui peut démontrer que le professeur Alpha Condé a violé la loi guinéenne ou bien la Charte africaine de la démocratie, des élections et de la bonne gouvernance, qu’on nous le dise et qu’on nous montre les textes et articles concernés. Personne ne peut le faire.
C’était un alibi utilisé pour soutenir la junte. Il n’existe aucun politicien au monde ni aucune loi qui soutienne la prise du pouvoir par les armes. Pour que ces politiques soutiennent les ennemis du professeur Alpha Condé ; il fallait dire bon, acceptez qu’on joigne cette affaire du 3éme mandat qui le condamne. C’est tout.
Mais aujourd’hui, les masques sont tombés. Il est prouvé qu’Alpha Condé n’a pas été renversé à cause du troisième mandat. Mieux vaut un dictateur civil que quelqu’un qui dit, comme vous avez suivi des vidéos de hauts responsables qui disent qu’on a pris le pouvoir par la force, on va l’exercer par la force, que vous vouliez ou pas, nous allons le faire par la force.
Le professeur Alpha Condé, même avec son troisième mandat, s’est-il déjà exprimé ainsi ? Un de ses ministres s’est-il exprimé ainsi ? Personne. Aucun civil qui est élu par des élections, ne peut le dire. Ils cherchent toujours à conquérir l’électorat. Mais celui qui a des armes, s’en moque. Donc, si un acteur politique a osé demander à un responsable actuel de demander pardon à Dadis, nous lui dirons que tous les acteurs politiques doivent demander aujourd’hui pardon au professeur Alpha Condé de l’avoir trahi. Des gens sont sortis, ils ont applaudi les coups d’État. Ils ont dansé. Ils auraient dû dire : ‘Nous condamnons par principe les coups d’État, nous sommes des politiciens, nous sommes des démocrates. Maintenant, nous nous appelons à s’asseoir pour tracer un programme pour le retour rapide à l’ordre constitutionnel’.
Mais les politiciens ne soutiennent pas les coups d’Etat. Est-ce que le troisième mandat a chassé certains de leur résidence ? Est-ce qu’au cours du troisième mandat, il y avait des disparus ? Tous ceux qui étaient en prison avaient des dossiers connus de la justice connaissait et que les avocats suivaient. Mais aujourd’hui, combien sont portés disparus ? Même les avocats ne savent pas où ils sont.
On parle de 3ᵉ mandat (…). Mais ces gens ne lisent pas l’ancienne constitution de 2010. Ils ne lisent pas les textes additionnels sur la démocratie et la bonne gouvernance de la CEDEAO. Ils ne lisent pas non plus les textes de l’Union africaine sur la démocratie, la bonne gouvernance et les élections.
Existe-t-il une seule constitution dans le monde qui n’a jamais été modifiée ou amendée ? Même la constitution américaine, vieille de plus de 250 ans, a été amendée plus de 27 fois. Pourtant, la République ne change pas, ils l’amendent à leur manière.
Après les accords de Ouagadougou, la constitution rédigée à la va-vite par le CNT devait être adaptée et réactualisée après des élections libres et transparentes. On peut peut-être reprocher au professeur Alpha Condé d’avoir retardé cette réforme, et c’est ce que les gens devraient comprendre.
Dans la constitution de 2010, les conditions pour amender ou changer la loi fondamentale étaient prévues. C’était prévu là-dedans, ça pouvait se faire soit par la voie parlementaire, soit par un référendum.
Si vous trouvez que le contexte, le moment, où bien le peuple a souhaité que quelque chose change, vous pensez que les députés peuvent se réunir, amender ou demander le changement. Le professeur Alpha Condé a choisi la voie la plus participative de passer au référendum.
La charte additionnelle sur la démocratie et la bonne gouvernance des lignes africaines prévoit qu’on ne peut pas, en tant que président à l’exercice,
La Charte additionnelle sur la démocratie et la bonne gouvernance de l’Union africaine prévoit qu’un président en exercice ne peut pas prendre un acte pour changer la constitution ou bien le faire avant six mois des élections que vous allez organiser. Tout cela a été respecté.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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Alpha Conde a été renversé pourquoi alors Mr du RPG ? Peut-être vous, vous le savez. En tout le peuple en avait marre, c’est pourquoi d’ailleurs que la junte a été acclamé par le peuple de Guinée.