Le SLECG ne compte pas abdiquer malgré la menace de radiation des enseignants grévistes

[dropcap]L[/dropcap]e secteur éducatif guinéen est paralysé par une grève déclenchée le 3 octobre par le Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG). Aboubacar Soumah, le chef de file des grévistes, réclame un salaire de base de 8 millions de francs guinéens pour les enseignants.

Le weekend dernier dans la presse locale, Casimir Diaora, secrétaire général du ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation, a brandi une menace de radiation des grévistes s’ils ne reprennent pas le travail avant fin décembre.

Le secrétaire général du SLECG a rétorqué mercredi que les enseignants grévistes ne comptent pas capituler devant la menace de radiation des effectifs de la fonction publique.

‘’Nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout. C’est une mesure complètement fantaisiste. On ne peut pas nous radier. Aucune loi ne le dit’’, a déclaré Aboubacar Soumah dans les Grandes gueules.

Il laisse entendre que le SLECG reste ouvert au dialogue. ‘’La balle est dans le camp du gouvernement. Les 8 millions GNF sont négociables’’, a précisé le syndicaliste, qui s’attend à une proposition de sortie de crise.

‘’Le gouverneur de la Banque centrale nous a dit que le Premier ministre lui a donné des instructions avec le ministre du Budget, pour faire des calculs de simulation. Il nous a conviés à une rencontre le vendredi dernier au cours de laquelle il devrait présenter les résultats de ces calculs. A la dernière minute, il nous a fait comprendre que le Premier ministre a voyagé’’, a assuré le numéro du SLECG.

Salématou BALDE, pour VisionGuinee.Info

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