Les avocats du Barreau de Guinée ont rencontré vendredi le ministre de la justice et des droits de l’homme, Ibrahima Sory II Tounkara. Le bâtonnier Me Mamadou Souaré Diop a assuré que les échanges se sont déroulés de manière franche, constructive et fraternelle.
‘’Depuis sa nomination, il a pris l’initiative de prendre contact avec la famille judiciaire en général, et particulièrement les autres professionnels. Le Barreau a eu l’honneur de recevoir M. le ministre en première position’’, s’est réjoui l’avocat Mamadou Diop Souaré.
Les échanges ont principalement porté sur les questions de fonctionnement de la justice. ‘’C’est sa maison, il connaît tout ce qui se passe, il connaît les problèmes, il est en mesure de prendre le problème à bras-le-corps. Nous avons apprécié et nous fondons beaucoup d’espoir sur la réussite de M. le ministre’’, a précisé Me Souaré.
Les avocats ont soulevé plusieurs maux qui gangrènent la justice. ‘’Certains dossiers disparaissent dans des greffes de juridiction. Nous avons relevé et dénoncé ces cas. Il en a pris note. Et il y a aussi le fait que certaines décisions sont rendues sans être rédigées. Là encore, nous l’avons relevé et dénoncé, et il a promis d’y remédier’’, a souligné le bâtonnier.
Mais au-delà des questions de procédure, le Barreau, en sa qualité de ‘’gardien des libertés et des droits fondamentaux des concitoyens’’, a tenu à interpeller le ministre sur la situation des droits humains dans le pays.
‘’Nous avons exprimé notre préoccupation par rapport à certaines pratiques dans la cité, notamment les cas de disparitions ou d’arrestations arbitraires, car c’est notre devoir, c’est notre rôle’’, a affirmé Me Mamadou Diop Souaré.
Le Barreau de Guinée espère que le garde des sceaux jouera sa ‘’partition pour que le droit soit respecté dans notre pays, pour que notre pays soit un État de droit, un pays de droit, car un pays sans droit, où le droit n’est pas respecté, ne connaîtra pas de développement’’.
Les avocats ont également rappelé au ministre que ‘’nous avons aussi rappelé à M. le garde des sceaux que notre Barreau a été créé en juillet 1986, il y a bientôt 40 ans, et depuis, nous sommes le seul Barreau au monde qui n’a ni maison d’avocat, ni subvention de la part de l’État’’.
Me Souaré souligne que ‘’ce sont des obligations qui incombent à l’État, dès lors que le Barreau est un acteur essentiel dans le fonctionnement du service public et de la justice’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
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