Ah, si seulement je savais ! C’est le récit des merveilles du Paradis qui font dire à trois personnes, le Jour du Jugement dernier : « Ah, si seulement je savais ! »
Vous avez certainement déjà entendu dire qu’il y a dans le Paradis des merveilles que nul œil n’a jamais vues ; que nulle oreille n’a jamais entendu parler ; dont nulle bouche n’a jamais parlé ; que nul esprit n’a jamais imaginées.
En effet, trois personnes, face à l’immensité de la récompense dont elles seront gratifiées par Allah au Jour du Jugement dernier, s’exclameront : « Ah, si seulement je savais, j’aurais fait mieux ».
À la première, Allah montrera de la nourriture délicieuse du Paradis à profusion et lui dira : ceci est la récompense de ce dont tu nourrissais les pauvres sur terre.
La personne étonnée répliquera : « Seigneur, j’étais un pauvre sur terre. J’arrivais à peine à me nourrir moi-même. Comment aurais-je pu nourrir d’autres pauvres ? »
Allah lui dira : « Souviens-toi qu’un jour, il t’est arrivé de recevoir un mendiant affamé. Tu avais juste un morceau de pain et avais faim toi-même. Tu as partagé ce morceau, moitié-moitié, entre le mendiant et toi. Pour ce geste de bienfaisance, tu seras comblé de la nourriture délicieuse du Paradis. Je suis Allah, je suis la munificence par excellence. »
La personne s’exclamera : « Ah, si seulement je savais, j’aurais donné l’entièreté de mon morceau de pain au mendiant. »
À la deuxième personne, il sera attribué des vêtements somptueux du Paradis et Allah lui dira : « Ceci t’est donné en récompense du don d’habits que tu faisais à tes prochains sur terre. »
Celle-ci, étonnée, répliquera : « Seigneur, nécessiteux moi-même, comment pouvais-je habiller d’autres pauvres sur terre ? »
Allah lui dira : « Rappelle-toi qu’un besogneux t’est venu un jour en quête de vêtement. Tu avais juste deux boubous, l’un neuf, le second usagé. Tu as offert le boubou usagé au mendiant. En récompense de cette mansuétude, tu disposeras d’une garde-robe dont nulle pareille n’a existé sur terre. Je suis Allah, je suis la munificence par excellence. »
La personne s’exclamera : « Ah, si seulement je savais, j’aurais donné l’habit neuf. »
À la troisième, il sera fait don d’une carrosse taillée dans de l’or, du rubis et du diamant. La personne, stupéfaite, demandera : « Qu’ai-je fait pour mériter cette fabuleuse récompense ? » Il lui sera rappelé qu’en se rendant un jour à la mosquée, elle porta sur son dos un handicapé moteur qui peinait à se rendre à la prière.
Allah lui dira : « Tu es gratifié de la dignité de mobilité au Paradis en récompense de cette facilité accordée à l’infortuné handicapé. Je suis Allah, je suis la munificence par excellence. »
La personne s’exclamera : « Ah, si seulement je savais, je serais parti le porter depuis son domicile. »
Ce récit montre qu’un petit geste, anodin à nos yeux, est susceptible de peser dans la balance du Jugement dernier et de justifier le salut de celui qui l’accomplit dans la sincérité et la crainte révérencielle d’Allah.
Je demande à Allah de faire œuvre utile de cette modeste page, d’en donner un écho favorable à ses lecteurs et de les inspirer à inscrire leurs œuvres dans la piété.
Aameen wa salam !!!
Sény Facinet Sylla,
2ème Vice-Président du CNT