Comme annoncé par votre quotidien en ligne, les étudiants guinéens en Russie se sont mobilisés ce mardi 1’ juin devant l’ambassade de Guinée à Moscou pour réclamer la hausse de leurs bourses d’entretien. Le président des boursiers, au nom de ses collègues, réclament des arriérés que leur doivent l’Etat guinéen.
‘’Nous manifestons contre le non payement de nos bourses d’entretien depuis plus de 10 mois. Je suis en Russie depuis 3 ans et nous sommes au dernier mois de l’année universitaire. Mais jusqu’à présent, personne n’a reçu un franc de l’Etat guinéen’’, dénonce Youssouf Camara au micro de VisionGuinee.
‘’Nous avons à plusieurs reprises écrit au ministre secrétaire général de la présidence, son homologue des affaires étrangères, celui de l’enseignement supérieur et à la direction de l’ONABE (Office national des bourses extérieures). Mais nous n’avons reçu aucune réponse. On a échangé avec l’ambassade de Guinée en Russie, mais aucune n’a été trouvée. Nous lui avons adressé une note pour dire que nous comptons manifester aujourd’hui, c’est ce qu’on a fait’’, précise-t-il.
Au-delà des arriérés de bourses, revendique le leader des boursiers guinéens en Russie, ‘’nous voulons une augmentation de la bourse des étudiants guinéens. Depuis 1960, les étudiants guinéens ne reçoivent que 50 dollars par mois pour la licence, le master et le doctorat. Nous demandons à l’Etat guinéen de penser à nous. S’ils ne sont pas capables de nous prendre en charge, il serait mieux de ne pas envoyer des étudiants vers la mort. Nous avons des étudiants ici sont en permanence dans des difficultés’’.
Il rassure que ‘’la manifestation s’est bien passée, il n’y a pas eu ni violences, ni arrestations. Seulement l’ambassadeur a envoyé la police, peut-être pour nous effrayer. Notre ambassadeur a appelé Conakry et on lui a demandé de patienter, qu’on aura une suite. Nous sommes encore à l’écoute jusqu’au soir’’.
Toutefois, prévient-il, ‘’s’il n’y a pas de suite favorable à nos revendications, on fera un communiqué pour aller les empêcher de travailler. La grève est illimitée. Et nous sommes prêts à continuer le combat jusqu’à ce que nous soyons entendus par l’Etat guinéen’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 989 711/boussouriou.bah@visionguinee.info