Les élèves dans la rue à Bonfi

[dropcap]D[/dropcap]epuis deux mois jour pour jour, le secteur éducatif est frappé de plein fouet par une grève générale à l’appel du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG) réclamant un salaire de base de 8 millions de francs guinéens pour les enseignants.

A Bonfi dans la commune de Matam, des élèves sont sortis dans la rue ce lundi 3 décembre pour protester contre le manque d’enseignants. Pour se faire entendre, ils ont érigé des barricades, perturbant ainsi la circulation routière.

Des agents des forces de sécurité ont été déployés sur le terrain pour rétablir l’ordre en faisant usage de gaz lacrymogènes pour disperser les écoliers qui régnaient en maitres absolus dans la rue.

Selon un témoin de la scène, un élève a été blessé dans les heurts qui ont éclaté entre forces de sécurité et manifestants. Au moment où nous publions ces lignes [10h45], la circulation reprend peu à peu sur l’autoroute Fidel Castro.

Samedi dernier, lors de l’assemblée générale du SLECG, Aboubacar Soumah a appelé les enseignants à continuer la grève. ‘’Quand nous sommes en grève, nous ne devons pas répondre à l’appel d’aucune autorité administrative’’, a-t-il rappelé aux enseignants. ‘’Vous devez rester à la maison jusqu’à ce que le syndicat signe un protocole d’accord avec le gouvernement et vous demande de reprendre les cours’’, a instruit le principal meneur de la grève.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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Comments (1)
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  • Diallo

    Ce sont les enseignants grévistes qui poussent les élèves dans la rue pour semer le trouble