Dans un décret rendu public le mercredi 2 novembre, le président de la transition a modifié les horaires du travail en République de Guinée. Une décision qui ne fait pas l’unanimité au sein de l’administration guinéenne. Interrogé dans les Grandes Gueules, le ministre du Travail et de la fonction publique assure que toutes les mesures sont prises pour une bonne application de ce décret.
Comparant le secteur privé à celui du public, Julien Yombouno affirme que ‘’les gens qui gèrent leurs affaires personnelles pour eux ne se posent pas la question d’aller à 6h et de rentrer à 20h. Mais on a dit qu’on ne peut pas emprunter cette voie qui est quan même très difficile pour l’employé à savoir quitter le domicile à 5 ou 6h, aller à son travail privé et revenir à 20 ou 22h. Mais on peut observer un peu les normes internationales en ce qui concerne les standards moyens de 40 heures par semaine sur la base de 3 fois 8. C’est-à-dire dire 8 heures de travail, 8 heures de loisirs et 8heures de repos. C’est ce qui nous donne ce décret très important et que nous devons tous chercher à divulguer’’.
Le ministre du Travail et de la fonction publique dit à qui veut l’entendre que ‘’nous ne pouvons pas toujours continuer à prendre des décisions pour le simple plaisir. Le plus souvent, quand on parle de changement, les gens veulent que ça commence par les autres, mais jamais par soi-même. C’est tout un ensemble de mesures d’accompagnement et de mesures structurelles que nous sommes en train de prendre. Dans les jours à venir, un arrêté d’application de cette mesure sera publié’’.
‘’On ne peut pas douter d’une expérience tant qu’on ne l’a pas testée. On est en train de tester cette expérience qui est fondée sur plusieurs observations. Est-ce qu’on travaille en Guinée ? On travaille bien sûr. Mais est-ce que c’est comme dans les autres pays de la sous-région? D’où vient notre retard? C’est d’abord du fait qu’on ne fait pas notre travail comme ça se fait dans les autres pays de la sous-région’’, fait-il remarquer.
Le ministre Yombouno affirme qu’il comprend la réaction de certaines structures syndicales qui contestent le décret du colonel Mamadi Doumbouya.
‘’Nous sommes en train de prendre toutes les mesures qu’on avait prevues pour accompagner la décision. Ça va marcher, nous n’avons aucun doute là-dessus. Toutes les dispositions ont été prises en amont et sont en train d’être amendées pour aller vers l’application du décret. De toute les façons, je ne vois pas en quoi cette décision pourrait susciter des controverses parce que c’est pour aider le pays à aller de l’avant. On a beau envier aujourd’hui le développement des autres pays de la sous-région où le boulot commence à 7h pour prendre fin à 17h. L’un dans l’autre, la norme reconnue est de 40 heures’’, clarifie-t-il.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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