Alors que le procès contre les fraudeurs dans les examens s’ouvre, le dossier est orienté vers le flagrant délit, comme pour annoncer des jours sombres pour les accusés. Le procureur de la République près du Tribunal de première instance de Matam a annoncé jeudi lque es 11 mis en cause dont des élèves et enseignants risquent jusqu’à 3 ans de prison.
‘’Les personnes mises en cause sont poursuivies pour avoir commis une fraude pendant l’examen du Brevet d’étude du premier cycle (BEPC) en introduisant des téléphones portables dans les centres d’examen, en se substituant aux vrais candidats pour les uns et en participant en pleine connaissance de cause à la commission de ces infractions pour les autres. Ces infractions sont prévues, définies et réprimées par les dispositions des articles 686, 687 et 19 du code pénal’’, indique Abdoulaye Israël Kpogomou.
Et de rappeler que l’article 686 stipule que ‘’toute fraude commise dans les examens ou concours publics ayant pour objet l’entrée dans une administration publique l’acquisition d’un diplôme livré par l’Etat ou l’obtention d’un permis de conduire est puni d’un emprisonnement d’un an à trois ans et d’une amende de 500 000 GNF à 2 500 000 GNF ou l’une de ces deux peines seulement’’.
Le parquet, après avoir constaté avec regret la recrudescence des cas de fraudes dans les examens, promet de ‘’sévir avec rigueur et détermination contre les auteurs et complices de ces pratiques illégales et irresponsables qui sapent les efforts incommensurables déployés par l’Etat dans le cadre du renforcement du système éducatif guinéen’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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