Les parents des enfants arrêtés lors des manifs du FNDC dans le viseur de la justice

Le parquet spécial près le tribunal pour enfants annonce des poursuites judiciaires contre quarante-cinq (45) mineurs âgés de plus de 13 ans arrêtés lors des manifestations du Front national pour la défense de la constitution. Leurs parents sont également dans le viseur de cette juridiction. 

‘’Le Parquet spécial près le tribunal pour enfants regrette fort des concours de circonstances qui ont causé des pertes en vies humaines et entrainé de nombreux dégâts matériels et préjudices moraux au détriment de la Société guinéenne et/ou des paisibles citoyens’’, indique le parquet.

Le procureur spécial Mohamed Diawara réaffirme la volonté et l’engagement ‘’indéfectible’’ de sa juridiction à ‘’veiller à ce que la dignité et l’intégrité physique des enfants en conflit avec la loi soient respectées en toutes circonstances et fait en outre invite aux parents d’assumer leur responsabilité parentale pendant les périodes de manifestation, en empêchant leurs enfants d’être au cœur des troubles dans la cité’’.

Faute de quoi, poursuit-il, ‘’il se réserve le droit de faire usage des dispositions combinées des articles 874, 880 et 888 du Code de l’enfant’’ qui, selon lui, disposent respectivement’’le fait d’exposer directement un enfant à un risque immédiat de mort ou de blessures de nature à entraîner une mutilation ou une infirmité permanente par la violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence ou de sécurité imposée par la loi est puni d’un emprisonnement de 1 à 3 ans et d’une amende de 1 000 000 à 10 000 000 GNF ou de l’une de ces deux peines seulement’’.

Ensuite, renseigne le magistrat, ‘’le fait pour un parent, un tuteur ou tout représentant légal d’un enfant, d’abandonner volontairement son enfant poursuivi pour une infraction donnée au niveau des services de sécurité et de justice, est puni d’un emprisonnement de 1 à 3 mois et d’une amende de 500 000 à 2 000 000 de francs guinéens ou de l’une de ces deux peines seulement’’.

Il souligne que ‘’le fait par le père ou la mère légitime, naturel ou adoptif, de se soustraire, sans motif légitime, à ses obligations légales au point de compromettre la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant mineur, est puni de 3 mois à 2 ans d’emprisonnement et de 2 000 000 à 10 000 000 GNF d’amende ou de l’une de ces deux peines seulement’’.

Il dit avoir constaté avec ‘’regret une délinquance intelligemment organisée à l’aune de laquelle les mineurs sont instrumentalisés’’. C’est pourquoi, il rappelle qu’il est de son droit de faire engager des poursuites judiciaires à l’encontre de tout parent défaillant.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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