‘’Depuis l’annonce des nouvelles autorités de la mise en liberté des personnes détenues pour des raisons politiques, il y a eu une effervescence. Beaucoup de militants et de citoyens se sont mobilisés devant la maison centrale et devant l’hôpital Ignace Deen. Mais malheureusement il n’y avait pas un acte formel de libération’’, affirme le praticien du droit.
‘’Il y a eu certes la volonté de mettre en liberté ces détenus, mais il fallait que cela soit accompagné par un acte officiel. Et c’est cet acte qui manquait hier. C’est pour cette raison que nous avons une rencontre ce mardi avec le secrétaire général du ministère de la justice assurant l’intérim du ministre, le procureur général et l’administration pénitentiaire afin de discuter des modalités de mise en liberté de ces personnes-là’’, ajoute Me Mohamed Traoré.
L’avocat espère qu’il ‘’n’y aura pas difficultés majeures dès lors que le principe de libération est acquis. Il nous suffira simplement de nous pencher sur la liste des détenus à libérer parce qu’il ne s’agit pas de tous les détenus. Il s’agit des détenus arrêtés pour des raisons politiques, d’après ce que nous avons cru comprendre’’.
Selon Me Traoré, ‘’contrairement à ce que beaucoup croient, cette mesure ne concerne pas seulement les détenus les plus en vue. Elle concerne tous les détenus qui ont été arrêtés lors des événements liés au référendum, à l’élection présidentielle et tout ce qui concerne les événements politiques’’.
Il estime que ‘’ce serait une grave erreur de se battre pour la libération des plus célèbres détenus et d’oublier anonymes qui ont été arrêtés dans les mêmes conditions et, parfois, pour les mêmes faits. Ce qui est sûr, nous nous battrons pour que tous ces détenus puissent être libérés’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
00224 662 78 58 57/salimbalde91@gmail.com