Le démarrage des premières épreuves du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) a connu un léger retard dans la préfecture de Coyah ce lundi 22 juin. Placé sous le signe de la tolérance zéro, le dispositif a prévu des fouilles systématiques de tous les candidats avant leur entrée dans les salles de classe. Au total, 11 587 candidats, dont 5 520 filles, affrontent ces épreuves.
Justifiant le retard lors du lancement des épreuves, Morlaye Yattara affirme que ‘’le retard est inhérent à l’homme, on ne peut rien contre ça. Avec l’état de la route et beaucoup de choses, l’essentiel, c’est que le temps alloué pour faire l’épreuve soit respecté. Ce qui est essentiel, c’est qu’on a lancé l’épreuve dans de meilleures conditions. Ce qui commence bien se terminera bien et il n’y aura aucune fausse note. Pour le moment, ça se passe bien’’.
Aux surveillants et les candidats, l’inspecteur général de l’éducation a dit ses quatre vérités. ‘’Ce que vous avez appris durant l’année scolaire, c’est ce qu’on est en train d’évaluer pour connaitre le degré d’assimilation des cours. Ce que vous avez appris, c’est ce qu’on va vous donner. Il n’y a rien d’extraordinaire. Ne tentez pas de tricher. Pas de téléphone, pas de documents. Tout ce qui est interdit, débarrassez-vous-en’’, lance-t-il à l’endroit des candidats.
Il a ensuite invité les surveillants à empêcher toute forme de fraude dans les centres d’examen.
‘’C’est valable pour les enseignants. Quand on vous dit de ne pas faire, ne tentez même pas. Si vous tentez, vous serez pris et éliminés. Ne soyez pas non plus laxistes, soyez neutres. Ce sont nos enfants, nos frères. Nous ne sommes pas contre eux, mais il n’y a pas de candidat favori. Empêchez-les au maximum de copier. Il ne faut pas qu’il y ait communication ou échange de cahiers de brouillon. Celui qui connait, il écrit, et s’il ne connait pas, il laisse. Pas de téléphone dans le centre. Seul le délégué doit en avoir un, mais il ne se promène pas de salle en salle avec. Il le laisse au bureau ou dans sa voiture. Je suis l’inspecteur général, mais je ne suis pas venu avec mon téléphone. Parce que la loi est au-dessus de tout le monde. Ce qui est interdit est interdit’’, a-t-il prévenu.
Aux acteurs du secteur éducatif, il demande d’être dans ‘’l’esprit de notre ministre Alpha Bacar Barry, qui veut un examen crédible, transparent et responsable. Il faut que nous respections cela’’.
Selon des indiscrétions recueillies, des soupçons de fuite de sujets seraient à l’origine du léger retard enregistré dans le lancement des premières épreuves dans la préfecture de Coyah. Les autorités n’ont toutefois pas officiellement communiqué sur cette éventualité.
Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info
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