L’OMS n’approuve pas entièrement la chloroquine contre le coronavirus : ‘’Ce sont des médicaments réservés à des essais cliniques…’’

[dropcap]A[/dropcap]lors que la France vient d’approuver la chloroquine, un antipaludéen, pour traiter le coronavirus, l’Organisation mondiale de la santé reste dubitative. Pour cette institution onusienne, l’utilisation de ce médicament s’inscrit dans le cadre d’essais cliniques.

‘’Ce sont des essais qui avaient été testés pendant l’épidémie de stras. Des essais en laboratoires  avaient  indiqué que la chloroquine avait une certaine efficacité sur le virus’’, a déclaré le représentant de l’OMS en Guinée, lors d’une conférence de presse ce samedi à Conakry.

Le professeur Alfred Ki-Zerbo de rappeler qu’en matière scientifique, il faut plusieurs étapes pour valider un médicament. ‘’Il faut passer de l’étape de test au laboratoire à des tests sur la sécurité du médicament en général sur quelques personnes pour voir l’efficacité’’, indique-t-il.

Au niveau global, annonce-t-il, l’OMS a lancé un essai qui s’appelle Solidarity qui va tester 4 molécules qui sont ‘’potentiellement’’ efficaces dans la lutte contre le COVID-19.

Pour le cas de la chloroquine, il souligne que le médicament a été testé chez des patients hospitalisés qui sont dans une situation grave. ‘’Le sens du médecin laisse penser, comme il y a eu une efficacité en laboratoire, elle pourrait être transférée dans un essai clinique. La chloroquine est utilisée par des équipes médicales avec l’accord des familles de patients souvent à des stades graves […]. On essaie quelque chose parce que la situation est presque désespérée. Nous l’avons fait avec le VIH Sida’’, explique-t-il.

Pour l’instant, dit-il, ‘’l’OMS ne recommande pas des molécules non scientifiquement prouvées pour leur utilisation à grande échelle. Ce sont des médicaments réservés à des essais cliniques’’.

D’ailleurs, prévient-il, ‘’si quelqu’un qui ne présente pas de signes prend des médicaments dans  l’espoir de se protéger, il s’expose aux effets secondaires sans en tirer aucun bénéfice’’.

Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info

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