‘’Ce sont des essais qui avaient été testés pendant l’épidémie de stras. Des essais en laboratoires avaient indiqué que la chloroquine avait une certaine efficacité sur le virus’’, a déclaré le représentant de l’OMS en Guinée, lors d’une conférence de presse ce samedi à Conakry.
Le professeur Alfred Ki-Zerbo de rappeler qu’en matière scientifique, il faut plusieurs étapes pour valider un médicament. ‘’Il faut passer de l’étape de test au laboratoire à des tests sur la sécurité du médicament en général sur quelques personnes pour voir l’efficacité’’, indique-t-il.
Au niveau global, annonce-t-il, l’OMS a lancé un essai qui s’appelle Solidarity qui va tester 4 molécules qui sont ‘’potentiellement’’ efficaces dans la lutte contre le COVID-19.
Pour le cas de la chloroquine, il souligne que le médicament a été testé chez des patients hospitalisés qui sont dans une situation grave. ‘’Le sens du médecin laisse penser, comme il y a eu une efficacité en laboratoire, elle pourrait être transférée dans un essai clinique. La chloroquine est utilisée par des équipes médicales avec l’accord des familles de patients souvent à des stades graves […]. On essaie quelque chose parce que la situation est presque désespérée. Nous l’avons fait avec le VIH Sida’’, explique-t-il.
Pour l’instant, dit-il, ‘’l’OMS ne recommande pas des molécules non scientifiquement prouvées pour leur utilisation à grande échelle. Ce sont des médicaments réservés à des essais cliniques’’.
D’ailleurs, prévient-il, ‘’si quelqu’un qui ne présente pas de signes prend des médicaments dans l’espoir de se protéger, il s’expose aux effets secondaires sans en tirer aucun bénéfice’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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