[dropcap]S’[/dropcap]achemine-t-on vers une crise politique qui risque de secouer la République ? La question vaut tout son pesant d’or. Pouvoir et opposition sont à couteaux tirés depuis la publication du calendrier électoral par la commission électorale nationale indépendante qualifiée de ‘’partiale et d’incompétente’’ par les opposants et vue comme éternelle pomme de discorde entre les acteurs de la classe politique.
Il ajoute que certains opposants estiment que la mise en place des démembrements de la Ceni doit aboutir à la mise en place des commissions administratives de révision des listes électorales en vue de l’élection présidentielle.
‘’Le chronogramme pour la présidentielle, nous l’acceptons. Nous voulons aller à cette élection le 11 octobre prochain. Tout ce qui va dans le sens de la tenue de ce scrutin, nous l’accepterons’’, a indiqué Aboubacar Sylla dans les Grandes Gueules.
‘’Mais s’il s’agit de l’occultation des élections communales, nous nous y opposerons farouchement. Si on continue de cette façon, sans aucune passerelle pour rapprocher les divergences, croyez-moi dans les prochains jours l’opposition va se retirer complètement du processus électoral’’, a annoncé l’ancien ministre de la communication qui tire la sonnette d’alarme sur un risque de violences en Guinée.
‘’Nous attirons l’attention de la communauté internationale sur le potentiel de violences et le refus du pouvoir de discuter et de se conformer aux lois de la République’’, a-t-il articulé. ‘’Lorsque vous avez face à lui un pouvoir autocrate et dictatorial qui se moque de l’opinion nationale, de la communauté internationale, qui ne respecte pas la constitution, encore moins la loi, comment voulez-vous qu’on fasse pour être entendu ?’’, s’interroge M. Sylla qui annonce la reprise imminente des manifestations publiques des opposants.
Sidy BAH, pour VisionGuinee.Info
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