Une réalité qui a conduit à l’exclusion du mis en cause de l’Ufdg au sein de laquelle il était vice-président. Mais Bah Oury n’est pas disposé à lâcher du lest. C’est pourquoi il demande des comptes au parti.
‘‘Les militants doivent réclamer de savoir comment le parti qui était le premier est devenu un parti qui s’achemine vers un ghetto ethnique. Comment leurs amis sont morts inutilement. Comment avons-nous perdu 2010, 2013, 2015 ? Il faut que Cellou Dalein et tous ceux qui sont autour de lui nous donnent les réponses. Pourquoi un parti qui avait une telle notoriété, une telle audience internationale, est considéré avec cette dynamique actuelle comme une secte ? Il faut que ceux qui sont responsables de cela répondent’’, exige-t-il.
Convaincu que les militants restent les propriétaires potentiels d’un parti, Bah Oury soutient que ces derniers ne doivent pas être pris en otage, accusant ainsi la ‘‘milice’’ politique du président de l’Ufdg.
‘‘Les militants doivent s’exprimer. Ils ne doivent pas être pris en otage comme le veut la milice politique de Cellou qui consiste à aller harceler les gens’’, a-t-il enseigné.
Et pour asseoir son argumentaire sur une base plus ou moins solide, l’exclu de l’Ufdg indique à titre d’exemple être allé rendre visite à la secrétaire fédérale de Ratoma 2. Et que la photo qui a été prise à cette occasion avait fait le tour des réseaux sociaux.
‘‘Les responsables de Cellou sont allés la harceler pour dire qu’il faut écrire qu’elle n’a pas reçu Bah Oury comme secrétaire fédérale. Le vieux Elhadj Boubacar Lélouma, la 2e personnalité de la Coordination, je suis allé lui rendre visite. Il y a une photo qui a fait le tour du monde. Il y a un Monsieur qui traine là-bas comme le procureur de la Coordination, Elhadj Mandoungou qui lui a demandé de rendre les comptes. Comment se fait-il qu’il reçoive Bah Oury ?’’, a énuméré Bah Oury avant d’enfoncer le clou.
‘‘Non, cette mentalité est révolue. Il faut qu’ils reviennent à la réalité. Il faut qu’ils se rendent compte qu’ils sont du passé. Et que la situation actuelle demande un changement. Nous serons de ce point de vue, implacables. La milice politique de 1960 – 70 est finie. L’Ufdg n’attendra pas qu’on pervertisse ses valeurs et sa vision’’, a-t-il conclu.
Mady Bangoura, pour VisionGuinee.Info
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Quelle belle analyse de la part du gd bah oury! Ce mr est le Mandela de la guinée.