‘’Le 4 février 2018, les élections communales ont été organisées en Guinée. On aura bientôt 5 mois entre l’organisation des élections et l’installation des élus’’, regrette le vice-président de l’UFR. Pourtant, indique Boubacar Barry, ‘’ce sont des élections qui sont organisées avec l’argent public. Cela est un problème qui interpelle tous les guinéens quelle que soit leur sensibilité’’.
L’ancien ministre de la pêche assure que cette longue période d’attente inquiète la formation politique du haut représentant du chef de l’Etat. ‘’On trouve cela inacceptable. Un pays comme la Sierra Leone, malgré ses crises, a organisé trois élections en même temps (communales, législatives et présidentielle). Les résultats ont été proclamés et les élus installés. En Guinée, on est toujours dans cette difficulté’’, déplore-t-il.
De l’avis du vice-président de l’UFR, cette situation devrait interpeller l’ensemble des guinéens. ‘’Ce retard peut occasionner un glissement du calendrier électoral’’, craint-il, indiquant qu’il sera difficile, voire impossible, de revenir sur les résultats des locales comme le souhaite une frange de l’opposition.
‘’Comme on ne peut pas revenir là-dessus, qu’on procède à l’installation des conseillers’’, suggère M. Barry. A l’UFR, réaffirme-t-il, ‘’nous voulons que les conseillers et les exécutifs communaux soient installés le plus rapidement possible’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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