Face à l’ampleur du vol d’électricité qui impacte l’entreprise nationale, la direction juridique d’Électricité de Guinée (EDG) a lancé une offensive pédagogique ce jeudi 22 janvier 2026. Entre sensibilisation et avertissement ferme, les étudiants en droit ont été investis d’une mission de porte-parole avant le déclenchement d’une phase de répression sans précédent.
Dans le cadre de son plan stratégique 2026, EDG mise sur la sensibilisation de proximité. Ce jeudi, une salle de conférence de l’Université Mercure International a servi de cadre à une conférence-débat sur le thème : « Fraude et vol d’électricité, enjeux juridiques, économiques et sociaux ».
Il a souligné que ces futurs juristes sont les ‘’intellectuels qui seront nos porte-paroles dans les familles et les communautés’’, pour rappeler que la fraude et le vol sont des infractions pénales au même titre que les autres.
S’appuyant sur le Code pénal guinéen et la loi 039 de 1993, il a précisé que tout acte visant à fausser la consommation, notamment les branchements illégaux et les « bypass », est sévèrement sanctionné par la réglementation en vigueur.
Cette synergie entre les services juridiques et de communication a permis d’apporter des éclairages complets sur les défis opérationnels de l’entreprise, renforçant ainsi la transparence et le dialogue entre le fournisseur d’énergie et la communauté estudiantine.
Au-delà de l’aspect légal, les conférenciers ont exposé la réalité économique alarmante de l’entreprise. Les chiffres présentés sont éloquents : le coût de production d’un kWh s’élève à 2 300 GNF, tandis qu’il est revendu en moyenne à 880 GNF.
Si l’heure est aujourd’hui à la sensibilisation, EDG a annoncé que la tolérance zéro est imminente.
La direction juridique prépare des poursuites pénales contre une liste de 1000 abonnés ciblés par le département de détection des anomalies. Ces usagers s’exposent à une peine minimale de six mois d’emprisonnement ferme, doublée de factures de rappel et de fraude se chiffrant en centaines de millions de francs guinéens.
‘’Nous sommes en phase de sensibilisation, la phase suivante, c’est la répression’’, a prévenu le directeur juridique.
Il a insisté sur l’importance de ce thème d’actualité, permettant aux étudiants d’être sensibilisés pour mieux sensibiliser leur entourage face à ce fléau dont la société est victime.
Pour l’université, soutenir cette méthode pédagogique est essentiel pour la portée du message au sein de toute la population guinéenne.
Tout en encourageant la société EDG à intensifier ses efforts, elle s’est engagée à mener une sensibilisation « ardente » auprès de ses proches.
EDG compte poursuivre cette tournée dans d’autres universités du pays pour porter ce message haut et fort.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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