Aussitôt prononcé, le verdict a été contesté par la défend qui entend faire appel du jugement. ‘’C’est une condamnation que le collectif des avocats de la défense rejette avec la dernière énergie. Elle ne repose sur aucun texte de loi. Il a été condamné parce que c’est un activiste de la société civile qui, à un moment donné, était farouchement opposé à la modification de la constitution’’, estime Maitre Salifou Beavogui.
L’avocat rappelle que ‘’la liberté d’expression est consacrée par la constitution. Chacun a le droit d’exprimer son opinion, avec toutes les limites que la loi prévoit’’. Dans cette affaire, estime-t-il, ‘’notre client n’a jamais dépassé les limites. Il a affiché son opposition, véhiculé des idées par des images, des messages comme tout autre guinéen (…). Aucune poursuite ne pouvait être déclenchée contre lui. En la matière, nous ne voyons aucune infraction. Pour nous, il devait être seulement relâché’’.
Durant son procès, Madic 100 Frontière s’est confondu en excuse pour ses propos tenus à l’encontre du président de la République et a appelé à la clémence du tribunal. Pour son avocat, ‘’il pensait qu’en présentant des excuses à qui le droit, cela aurait pu amoindrir ses ses souffrances’’.
‘’Nous ne sommes pas d’accord de cette décision. Nous pensons que le droit a été très mal appliqué. Il y a eu une certaine instrumentalisation et nous allons pousser les pions jusqu’à obtenir sa libération’’, annonce-t-il au micro de Djoma TV.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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