La junte militaire organise ce samedi 15 avril un symposium à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne de Kipé pour rendre un dernier hommage à l’ex-Première dame de la République, Hadja Djénè Kaba, décédé à Paris le 8 avril dernier.
Sur le plateau de la RTG, le colonel Amara Camara, porte-parole de la présidence, a présenté ses condoléances au peuple de Guinée, aux familles Condé, Kaba, parents et alliés suite au rappel à Dieu de Hadja Djénè Kaba.
‘’Il est question de prier, mais aussi d’honorer et de respecter la mémoire d’une ancienne Première dame qui a servi avec exemplarité et a contribué à l’amélioration significative des conditions de vie et d’existence de beaucoup de femmes et d’enfants’’, indique pour justifier le symposium à l’hôpital de l’amitié sino-guinéenne, précisant que le CNRD honorera tous ceux qui ont servi l’Etat.
Quand il lui a été demandé pourquoi les autorités ont préféré garder l’information sur la prise en charge médicale de Djené Kaba par le colonel Mamadi Doumbouya, il affirme que ‘’le plus important, c’est que chaque guinéen puisse avoir une pensée pour notre ancienne Première dame. Si aujourd’hui, ça ne tenait qu’à une question de prise en charge, je suis sûr que Mme Djénè Kaba serait encore parmi nous’’.
‘’Il faut continuer à prier pour elle. Le président de la transition, comme il l’a tout le temps fait, porte une attention particulière aux conditions de vie de ses prédécesseurs. Comme il l’a dit le 5 septembre, il faut éviter les erreurs du passé et dépersonnaliser l’administration. Cela voudrait dire que quel que soit notre niveau, quel que soit ce qu’on a été dans l’administration, à partir du moment où on a été un grand serviteur de l’Etat, il appartient à l’Etat à un moment donné de pouvoir honorer ses dignes fils’’, souligne-t-il.
Selon le colonel Amara Camara, le chef de l’Etat a ‘’toujours porté une attention particulière aux familles de ses prédécesseurs. Je voudrais ne pas rentrer dans le débat de moyens. Le plus important, ce n’est pas ce qu’il a fait pour qui et pourquoi il l’a fait. Aujourd’hui, il y a des familles qui sont en deuil dont celle de l’ancien président Alpha Condé. Il y a des enfants qui pleurent la mort de leur maman, une mère qui pleure la mort de sa fille. Dans une prière collective, à l’unisson, il est question de faire des prières pour cette femme pour tout ce qu’elle a pu faire pour la Guinée, les femmes et les enfants de ce pays. L’heure n’est pas aux questions de moyens. Nous aurions voulu qu’elle vive longtemps auprès de nous, de sa famille et des guinéens qu’elle a aimés’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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