Malgré l’interdiction des manifestations, les femmes de Ratoma se disent déterminées à user de tous les moyens légaux, pour dénoncer les exactions des forces de l’ordre dans la commune de Ratoma. Pour une énième fois, elles vont battre le pavé du rond-point de Bambeto à l’héliport de Belle vue.
‘’Nous avons déjà écrit aux autorités pour les informer, comme le recommande la loi’’, indique Hadja Maimouna Diallo, avant d’ajouter que ‘’notre marche ne vise pas à déranger quelqu’un. L’itinéraire ne dérange personne. Nous nous battons pour que ce qui se passe actuellement dans la commune de Ratoma s’arrête’’.
Elle affirme que les femmes de Guinée ne peuvent pas rester les bras croisés et faire comme si de rien n’était pendant que des citoyens subissent des violences policières. ‘’Dans la commune de Ratoma, les gens n’ont plus droit au sommeil. Les femmes n’ont plus droit d’aller au marché. Même nos imams n’ont plus droit d’aller à la mosquée’’, martèle-t-elle.
C’est pourquoi, elle encourage les femmes des autres communes de la capitale à se joindre à leur combat pour attirer l’attention des décideurs. ‘’Ratoma n’est pas la seule commune de la Guinée, mais ce qui s’y passe ne se passe nulle part ailleurs’’, assure Mme Bah.
‘’Nous devons avoir la solidarité de toutes les autres communes pour dire aux autorités de mettre fin à ce qui se passe à Ratoma. Nous sommes au 21e siècle. Tuer des enfants de bas âge ou violer des femmes devant leurs enfants et maris sont des pratiques d’un autre âge’’, conclut-t-elle.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
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