Mandat d’arrêt contre Alpha Condé : Charles Wright apporte des précisions…

En mai dernier, l’ancien président Alpha condé a été autorisé par la junte militaire au pouvoir à quitter la Guinée pour des raisons humanitaires pour aller se soigner hors du pays. Visé par des poursuites judiciaires, le ministre Charles Wright a annoncé un mandat d’arrêt contre lui.

Invité des Grandes Gueules, le ministre de la Justice justifie les raisons qui l’ont amené à annoncer un mandat d’arrêt contre l’ex-locataire du palais Sékhoutouréyah.

‘’Le cas M. Alpha Condé, le département de la justice pour des raisons humanitaires avait autorisé l’ancien président à aller se faire soigner. C’est tout à fait normal. Il est à l’étranger pour des soins et que ça fait très longtemps, il n’y a pas de retombées d’informations concernant son état de santé qui puissent justifier cette situation’’, indique Alphonse Charles Wright.

A l’en croire, ‘’lorsque vous êtes chef, vous regardez les faits, selon ce qui se passe et vous prenez vos responsabilités. L’ancien président a quitté le pays pour des raisons sanitaires. A date, la justice n’a pas de retours par rapport à cette question. Nous sommes entretenus avec tous les membres du ministère public à poser la question, qu’en est-il ? Il n’y a pas de raisons à ce qu’il y ait une justification par rapport à quoi que ce soit. Dans ce cas, la demande d’un mandat d’arrêt va être demandé. Au juge d’apprécier s’il va prendre ou pas’’.

Charles Wright precise que l’idée de décerner un mandat d’arrêt contre l’ancien president Alpha Condé ne constitue nullement pas un acharnement contre sa personne.

‘’Le professeur Alpha Condé pour qui j’ai beaucoup de respect, a été président de la République. Les procédures judiciaires sont impersonnelles. Quand on dit que la justice doit être la boussole, elle ne doit pas être dirigée contre une personne. Elle doit être là pour tout le monde’’, argumente-t-il.

‘’Je ne peux pas comprendre qu’il soit là-bas et qu’il n’y a pas de raisons qu’il soit remonté à la justice pouvant justifier du fait qu’il soit à l’étranger encore. Nous nous disons que notre mesure, c’est de demander l’application de la loi. (…) La justice, ce n’est pas le petit voleur de Madina ou celui qui détourne un terrain à Dubreka’’, martèle Charles Wright.

Djiwo BARRY, pour VisionGuinee.Info 

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