Contacté au téléphone par VisionGuinee, Adrianne Maomiy, responsable de la mobilisation des grévistes, a évoqué les raisons qui poussent les travailleurs de la Soguipah à exprimer leur ras-le-bol sur la place publique.
‘’Avec les difficultés que traversent les travailleurs de la Soguipah, nous avons pris l’initiative d’aller en grève pour réclamer nos droits. Le préavis a été déposé au niveau de direction générale, parce qu’il fallait respecter le délai de 6 jours avant la grève. Jusque-là, aucune négociation n’a été entreprises. Nous sommes donc sortis aujourd’hui dans la rue pour exige un changement du système’’, martèle-t-il au bout du fil.
Avant de déclencher la grève, notre interlocuteur assure que ‘’nous avons saisi les autorités compétentes afin des inviter à se pencher sur les problèmes des travailleurs de la Soguipah. Nos conditions de travail sont précaires, les salaires ne sont pas payés à temps. On n’a pas aucune garantie de paie. Même 13e mois qui est un droit a été supprimé. Les travailleurs ne sont pas assurés’’.
Sur les antennes d’un média local, le ministre de l’Agriculture, Mamoudou Nagnalen Barry, s’est engagé à prendre le dossier à bras le corps afin d’éviter un enlisement de la crise. Selon M. Maomy, ‘’le ministre n’a fait qu’une déclaration. Nous l’avons entendu dire que d’ici à la fin de la semaine dernière, la paie allait être faite. A date, aucun travail n’a été payé’’.
Le syndicaliste exhorte les nouvelles autorités à avoir une oreille attentive pour les employés de la Soguipah. ‘’Nous voulons que la Soguipah soit une entreprise responsable’’, revendique-t-il, précisant que ‘’nous ne sommes pas contre un individu. Nous sommes contre un système parce que la crise dans laquelle nous sommes a été créée expressément. L’entreprise étant en production, on a du mal à comprendre comment elle peut être en crise’’.
Salimatou BALDE, pour VisionGuinee.Info
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