Selon Damantang Camara, les organisateurs et les autorités locales se sont entendus sur le parcours et les horaires de cette marche. Il déclare qu’un dispositif traditionnel sera déployé pour assurer la sécurité des ‘’manifestants et la population, mais aussi fluidifier la circulation qui est mise en mal ces temps-ci par des travaux en cours sur les grands axes routiers’’.
Le patron du département de la sécurité précise que des agents des forces de sécurité seront déployés pour encadrer la marche dans les règles conventionnelles. ‘’Lorsque la marche est autorisée et que les organisateurs s’entendent avec les forces de sécurité, des hommes sont déployés avec un dispositif traditionnel et conventionnel de maintien de l’ordre : boucliers, casques, matraques, grenades lacrymogènes; pour assurer l’ordre dans le strict respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales’’, indique-t-il.
En dehors de la marche, tient-il à clarifier, ‘’ce qui peut se passer relève soit des délits, soit de la criminalité. Les agents déployés à d’autres endroits de la ville ne sont pas forcément munis du même dispositif’’.
Poursuivant, le ministre Damantang Camara met en garde ceux qui pourraient ‘’éventuellement inciter des personnes à s’adonner à des exactions contre des citoyens, des biens publics ou privés. Ils auront à faire à des forces de défense qui apporteront une réponse appropriée et proportionnée. Parce qu’il n’est pas acceptable dans un Etat qu’on se livre à des exactions contre des citoyens qui ne font qu’exercer leurs droits’’.
D’après le ministre Camara, ‘’plusieurs informations font état de préparatifs de violences, certains disent qu’après la marche du 6 janvier, ils vont s’affranchir de toute autorisation, cela n’est pas acceptable dans un Etat. Il y a des lois qu’il faut respecter. Le ministère de la sécurité est là pour les faire respecter (…)’’.
Pathé BAH, pour VisionGuinee.Info
00224 621 77 38 52/bahpathe17@gmail.com