En marge d’une conférence de presse qu’elle a organisée vendredi à Conakry, la Coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale (CGCPI) a rappelé aux autorités guinéennes l’impérieuse nécessité de faire toute la lumière sur ces douloureux évènements.
La déclaration a été lue devant la presse par le chargé des affaires juridiques de la CGCPI. Amadou Barry estime que depuis la création d’une commission d’enquête et l’audition d’une près d’une trentaine de victimes du 22 janvier 2007, le dossier n’a pas connu d’avancées majeures ces dernières années.
Malgré tout, la Coalition guinéenne pour la Cour pénale internationale réitère son engagement à combattre toutes les formes de violations des droits de l’homme commis dans notre pays de 1958 å nos jours. ‘’L’impunité d’hier encourage le crime de demain’’, précise M. Barry.
Soulignant que la Guinée doit franchir le cap des cycles de violences qui l’empêchent de tirer profit de ses ressources afin d’amorcer son développement, il souligne que cela passe ‘’nécessairement par l’aboutissement du processus de réconciliation nationale amorcé depuis avril 2011 et qui peine à aboutir malgré l’adoption d’un projet de loi portant sur la Commission Vérité, justice et réconciliation’’.
Invite a été faite au gouvernement guinéen pour qu’il accorde à la justice les ressources nécessaires afin d’examiner les cas graves de violations des droits de l’homme pendant devant les juridictions guinéennes.
La CGCPI demande aux autorités guinéennes d’accorder une indemnité provisoire à toutes les victimes de violations graves des droits de l’homme, avant d’appeler les partenaires bi et multilatéraux à continuer de soutenir la Guinée dans la cadre du renforcement de la justice et de la construction de l’Etat de droit.
Elle encourage les organisations de la société civile et associations des victimes à rester unies dans le combat pour la promotion et la protection des droits de l’homme en Guinée.
Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info
00224 628 52 64 04/abdoulbela224@gmail.com