Massacre du 28 septembre : Bah Oury estime que ‘’le stade a été ouvert pour que la foule s’y engouffre…’’

C’est chaud entre l’avocat de Dadis Camara et Bah Oury. En effet, depuis le début de l’audience de ce mardi aux environs de 10h, l’homme politique fait fait face à un feu roulant de questions de Maître Jean-Baptiste Jocamey Haba, un des conseils de l’ancien président du CNDD. 

Sur la responsabilité de Bah Oury dans l’organisation de la manifestation du 28 septembre 2009, cet homme en robe noire le bombarde de questions à la barre.

‘’Est-ce-que vous pensez que si vous aviez assumé vos responsabilités en tant que leaders, si vous aviez joué votre rôle en tant qu’organisateurs de la manifestation, on aurait assisté à l’attaque des commissariats, porter atteinte aux institutions qui font sens dans une République ?, demande-t-il.

En guise de réponse, Bah Oury indique à l’avocat : ‘’Vous privilégiez des faits isolés sans prendre en compte la centralité de ce qui s’est passé au stade du 28 septembre’’.

‘’Ensuite, les domiciles de personnes ont été saccagées, des personnes en dehors de Dixinn ont été violentées par des éléments des forces de l’ordre. Votre thèse semble faible par rapport à ce qui s’est passé le 28 septembre et les jours suivants’’, ajoute M. Bah.

Avant que Me Haba réplique : ‘’Rassurez-vous, ce n’est pas moi qui le dit. Ce sont des faits qui n sont pas isolés. Ils sont dans le dossier. Je peux même me permettre de dire que c’est l’acte fondateur du rapport d’enquête internationale’’.

Il enchaîne en demandant à Bah Oury pourquoi les manifestants se sont retrouvés à l’intérieur du stade du 28 septembre.

L’ancien ministre de la réconciliation nationale répond que dans une manifestation qui regroupe des milliers de personnes, ‘’vous ne pouvez pas aller à l’encontre de l’orientation de la foule d’autant plus que le stade a été ouvert pour que la foule s’y engouffre et entraîne tous ceux qui étaient dans le processus à l’intérieur du stade. Cela n’était pas dans notre programme et ça a occasionné tout le reste’’.

Le conseil de Dadis à Bah Oury qui comparait de qualité de témoin, s’il est en passe de reconnaitre que ‘’ce sont les manifestants qui dirigeaient les leaders et encadraient’’.

‘’Je ne suis en pas entré au stade du 28 septembre en marchant. J’ai été porté au dos par des manifestants comme comme les autres responsables pour nous faire entrer tous à l’intérieur indépendamment de notre volonté et surtout de la mienne. Rentrer dans le stade n’était pas dans notre programme. Malheureusement, lorsque vous êtes au milieu d’une foule, quelle que soit votre force, vous êtes entraîné par le courant’’, coupe-t-il court.

Abdoulaye Bella DIALLO, pour VisionGuinee.Info

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